CHANTS DE MORT
Lorsqu’un Dènè meurt, ses parents le portent à tour de rôle; ils chantent ses louanges en le promenant à travers les tentes, en s’accompagnant de crécelles. Ils chantent l'hymne de la mort, en sonnant du systre ou crécelle appelé Epéli.
— Dans la terre supérieure, tends tes lacets aux rennes blancs autour des montagnes; perce les antilo-chèvres de tes dards. Voilà ce que te disent tes parents.
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—' Pourquoi donc es-tu venu chasser l’orignal sur cette terre, ce qui a causé ta mort ?
Si c’est un homme tué à la guerre ou assassiné dont on pleure le trépas, son frère aîné chante la strophe suivante au son de la crécelle :
— Mon frère cadet, le renne va te tromper et t’'emmener trop loin !
— Mon frère cadet, reviens, reviens sur cette terre |
Mais si l’on célèbre le trépas de nos ennemis, à l’issue d’un combat, les paroles sont diffcrentes :
— Les brumes de l’Océan arctique descendent sur les ondes. La mer gémit et se plaint; car l’'Ennemi des Côtes-Arides n'y retournera pas sain et sauf comme il en était parti!
Un frère, qui déplore la mort de sa sœur, chante ce qui suit :
— Autour de la grosse île, l’eau noire fuit de son double éourant, malheur !
-- Ma sœur (une telle) a bu à outrance de cette onde, qui l’a engloutie; malheur !
— Ma sœur, que le Petit-Épervier méprisait ; malheur !
| ETSOULLA!
(cuAnTs D’AMOUR)
Les chants d’amour varient selon les individus. Chacun et chacune y célèbre sa maîtresse ou son
amant selon son génie. Cependant, en voici quel- | ques-uns des plus usités :
| Maïtresse, maîtresse, puissè-je te serrer dans mes | bras!
| ï Maîtresse, maîtresse, puissè-je aller à toi !
| Maïtresse, maîtresse, je suis allé vers toi ! | Maîtresse, maîtresse, tu m'as laissé inassouvi !
Ma petite maîtresse, que je suis malheureux !
| | 1 | Aa:
Mon petit frère, viens vers moi | Méchante femme, tu ne m’as pas satisfait !
PILPPPPPIIS
sa a — ERCOSSNEE.
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