KTRE>‘?(ES A 1,’ÉPOUSÉE I)K MAI
S'en planterai ion ù ma tnh ;
Sara plu* /liant que ta tiulina.
Voici If joli mois de mai ,
Que les amoureux plantent le mai :
J’en planterai un à mu mie ;
Il sera plus haut que son toit.
M. Balleydior nous dit, dans son Guide des voyageurs sur les rives du Rhône , qu’un instant après avoir quitté Saint-Péray, il rencontra , sur le chemin de Valence , une jeune fille assise sur un siège élevé et orné de guirlandes ; qu’elle était couronnée de roses blanches, portait un sceptre de fleurs, et se trouvait entourée de ses compagnes , formant la cour de cette reine champêtre qu’on nomme la Mata , la Belle do mai. Il ajoute que , à Torigine de cette fête, chaque passant devait lui octroyer un baiser j mais qu’à la fin les passants se sont afiiranchis de ce tribut forcé , en donnant une petite pièce de monnaie, ce qu’on fait encore aujourd’hui.
Nous avons peine à croire que le baiser dû à la Reine de mai, à la jeune fille la plus fraîche, la plus jolie de la bourgade, ait pu être un hommage obligatoire pour les passants ; et nous ne croyons pas davantage au rachat de ce tribut galant par un tribut pécuniaire : il y a bien plus d’apparence qu’autrefois le baiser était donné à titre d’échange par l’Epousée , à qui l’on portait une pièce de monnaie , selon la coutume universelle des mariages. Notre sentiment , à cet égard , se fortifierait au be-
KTRËMNKS A l'ÉPUUSKE DE HAÏ. 297
soin de ce passage de l’œuvre de Millin sur le Midi de la France : a A Nîmes, le premier jour de mai , dit le docte voyageur , les enfants promènent dans les rues une jeune fille qu’ils appellent la Reine Mata. On la place dans un carrefour, au fond d’une espèce de niche ornée de fleurs , et ses compagnes demandent aux passants de quoi lui composer une dot. »