‹ Traditions populaires comparéesChapitre 156 sur 386 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

NAISSANCE DE HAÏA.

Quelque éloigné qu'on doWe être d'employer de* riuuone une néceetUé , et de recourir de galle de ernur ani aneieDDes langnes , il y aoraii une fauaae dé> licalfMe k ne totüoir pat faire usage de quelque* mot* de la langue hébraïque on phénieienne , quand il* noBt l'unique moyen de déroiler la vérité que Ton cherche IPlvcib. Hiet du Ciel . p. IT).

Remontons au ciel des fixes ; là nous attend une constellation des plus apparentes, qui ramène tous les ans, par sa conjonction avec le soleil, la fécondité de la terre : c’est la constellation des Pléiades.

La plus belle de ces étoiles a nom Maïa, dont la mythologie grecque a fait une immortelle digne d’être aimée de Jupiter, la mère de Mercure et la nourrice de Bacchus.

C’est une pensée pleine de sens, de piété et de poésie que celle d’attribuer au maître suprême de toutes choses la fertilité et la production ; et bientôt nous sentirons combien il se rallie de conceptions philosophiques autour du symbole de ce mariage mystérieux du ciel avec la terre. Dès-lors,

MAISSANCE DE MAÏA.

Dous devinerons pourquoi les Celles se pi^tendaient nés de Dis ou de Dieu ; pourquoi César disait qu’ils révéraient surtout Mercure; pourquoi la fête de la Terre-mère était la plus notable de leurs solennités religieuses ; pourquoi enfin c’était l’époque choisie pour renouveler l’élection des dépositaires de l’autorité. Et pourtant, nous ne verrons pas sans étonnement que tout ce mythe de Maïa ne roule que sur des mots, lus tantôt dans le sens droit, tantôt dans le sens inverse.

On vient de dire que Maïa était la plus grosse des Pléiades ; les Orientaux l’appelaient en conséquence Maah, la grande ou la plus grande (1), expression que traduit le mot mai qui vient dit-on de motus ou majtts plus grand (2), et d’où nous avons formé le mot maïeur, maire, le plus grand en autorité dans la commune.

Comment la céleste Maïa estrelle donc devenue la terre? — Par une homonymie : Maa et Ma, dans les dialectes de l’extrémité de l’Asie et de l’Europe,

(1) Baxter, p. 163.

(3] Haju* justille bien qu'il a rapport à (jtfaia , puisque Majugeua un surnom de Mercure , ne de Maia — Majunut était , chez les ftomains, une fclc qu'on célébrait le l*' mai , en l’honneur de Flore. Voilà une concordance de plus. — Majus est devenu mais en français ; je n'en puis mai» , c’est-à-dire je n'en peux plus. — Les vieux paysans ™ Franche-Comté disent : en voulez-vous mai» ? pour en voulez- Tous davantage , une plus grande quantité ? — Ils disent aussi laoùlnii au lieu de désormais , ce qui veut dire à la lettre plus qu’aujnurd'hui , à partir du présent jour.

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