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LES ESPRITS

uiseau de proie i l’aigle des Alpes <pii s’v fait voir queiquefois ; , l’explication était trop simple pour être acceptée. Les montagnards de la Burbanche, qui sont forts sur le code, et qui se font honneur de ta dose de philosophie dont les a gratifiés le XVIir siècle , retournaient malgré eux aux croyances favorites de leurs pères. Us sont demeurés convaincus qu’une légion d’Esprits aérions était tombée comme une trombe sur le petit bois , et qu'ils avaient attristé le vallon do leurs gémissements et des cris de leurs douleurs. Qu’était-il arrivé parmi les Esprits de l’air ? c'est ce qui leur reste encore à savoir.

Une femme des Abrôts (Isère) a été témoin d’un phénomène pareil. Elle nous racontait , en 18A3, que, deux ans auparavant, étant allée voler du bois dans la forêt de M. Novel , tous les arbres autour d'elle s’étaient mis à se plier et à se tordre sans qu’il fît du vent. Elle attribuait ce fait tout .simplement à des Esprits en voyage.

Ici nous venons de voir à l’œuvre les démons de l’atmosphère ; ailleurs nous rencontrerons des créatures humaines initiées aux mystères aériens. Les hommes sont volontiers portés à croire qu’ils peuvent, eux aussi , par la médiation des Génies avec lesquels ils se mettent en rapport, troubler à leur gré l’ordre naturel des choses. Henri Boguel et plusieurs autres penseurs de sa force en étaient, du moins, persuadés. Ce grand juge de la judi-

3ü ■ VOYAGEANT DANS UNE TROMBE.

(licature de Saint-Claude, parlant des pouvoirs surhumains attribués aux sorciers, ne craint pas d’avancer qu’il y a d’autres sabbatisants « qui, après avoir battu l’eau comme les premiers , sont guindés en l’air avec les vapeurs et fumées qui s’élèvent de la môme eau ; et, par après, se trouvent couverts de nuées espaisses et obscures, d’où se fait une grêle qui tombe en tel endroit qu’il plaît à tels sorciers, lesquels sont toujours assistés de leurs maîtres démons, en cette moyenne région de l’air (î). »

(I) Ditcouri dm ttorcieri, cdilion, p. 145.

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