CHAPITRE XXXII
LE BERCEAI DES KÉES.
Jadit. du temptdu roi Arthur, dont le» Breloo» pjrlent «vec gr»ad booneor ^ tout cepâr» étâit rempli de <eea. Leur reioe , avec u Joveuec rompaguie , danult ftouveot eur mainte verte prairie; c'eteit l'ancienne opinion, je le croi» du moin». car je parle d'un trmp» paead depni» bien de» aicclea. Cnaccui-
D’où viennent les fées ? sont-elles des étrangères, sorties des contrées les plus lointaines ? sontelles des créations de la superstitieuse antiquité , ou des fictions poétiques des romanciers du moyen âge?
Nous allons d’abord expédier les questions les plus faciles.
Les écrivains superficiels qui ont prétendu que les fées ne remontaient pas au-delà des bas siècles de la monarchie française, n’avaient sans doute lu que des romans chevaleresques, ou les ballades des troubadours ; ils n’avaient pas remarqué, dans les vocabulaires latins , les mots fadm , fada et faiua qui signifiaient un devin , une femme inspirée; ils n’avaient pas su qu’en langue celtique
fadh voulait dire magicien (i), et que les druides de la seconde classe étaient des faids , dont les hommes ont dû se nommer en latin fadi; les femmes fadcB ; et, par contraction , fœ. Ou latin francisé fae on aura fait le verbe féer, exercer sur une personne ou sur une chose un pouvoir magique. Mais restons dans l'antiquité du terme , et disons encore qu’une dame gallo-romaine, portant le nom de Fadula ( petite fée ) , accomplit en ces termes un vœu aux déesses Junons, dans les Vosges :