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CERCLES DES FÉES

pierres druidiques , les génies grands ou petits de la Basse-Bretagne , sont désignés , dans la langue des anciens insulaires de ces parages , par le mot chior-gaure , que l'on a rendu en latin par chorea gigantum , et en français par géants (1) , bien que , suivant d’autres idées bretonnes, les gores, les gouricks, les gorikets soient des nains. Mais ce ne sont ni des nains , ni des géants ; ce sont tout simplement les ministres du culte celtique , qui ont fait ériger ces menhirs et ces dolmens , dont la destination précise n’est plus connue. Les prêtres , les magiciens gaulois, étant devenus des êtres surnaturels , il n'est pas étonnant que le vulgaire en fasse des géants , des nains , des fées , des génies quelconques.

Olaüs Magnus écrit qu’on voyait encore de son temps , en beaucoup de pays septentrionaux , des esprits et des fantômes dansant et sautant , principalement de nuit , au son de toutes sortes d’instruments de musique. Cette danse y est appelée chorea Elvarum , la danse des Elfes. Saxon-le- Grammairien fait mention de ces danses fantastiques dans son histoire du Danemarck (2).

(1> Suivant Collin de Plancy (Die/, infem.)-, mais c'est à tort qu'on traduit gmir par géant ; nous parlerons ailleurs des Gaures ou Gores, dans un cliapilre spécial.

(2) Idem.

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