‹ Traditions populaires comparéesChapitre 203 sur 386 · LES FÉES CHRÉTIE>NES · texte numérisé non relu

LES FÉES CHRÉTIE>NES

KIk n'eut cerUiacineat pas de celles que Dieu a maudite» , car tuute» »e» action» et loua aes enaei - Koement» aemblent n'aToir pour objet que de l» (aire aimer daranUqe.

ICh. Nobttn (re aui oiicttc» )

N’allez pas croire , ami lecteur , que nos Fées soient toutes des païennes endurcies, parce qu’elles ont surnagé au panthéisme. Bien que ces races du monde invisible nous apparaissent comme des débris de l’antique croyance de nos pères ; bien qu’elles se distinguent des races mortelles par des caractères étranges , comme les Zingari et les Curdes parmi les générations européennes , il est à croire qu’elles n’ont pas oublié qu’elles sont des créatures de Dieu , et qu’elles ont des missions à remplir, de sa part , sur notre planète. Nous nous mettons , comme vous voyez , à la place dos personnes qui n’ont pas encore cessé de croire à la présence des Esprits , et qui trouvent , aujour-

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d’hui uième , de nouveaux motifs de leur foi dans

les effets surprenants du magnétisme.

Il leur sera donc évident que la loi de GrAce en a soumis plusieurs ; pour ne pas entrer , à cet égard , dans une dissertation qui vous ferait peutêtre peur, je n’en apporterai pour preuve qu’un seul exemple :

Sur le chemin de Bourg à Mâcon , sont les communes de Buellas et de Pollia , qui semblent avoir emprunté leurs dénominations de Puella, pucelle, et de Bolia , jeime fille (1).

M. de la Teyssonnière (2) indique , dans la première de ces deux communes , une poipe , c’està-dire une de ces éminences formées de terre rapportée do main d’homme , dont la forme , la hauteur et l’étendue constituent une espèce de monument très-curieux à observer. Les buttes de ce genre, presque toujours entourées de fossés circulaires , ont souvent exercé la science et l’érudi- ÜOD , et l’on n’a pu encore être fixé sur leur objet. Les uns y voient des sanctuaires de t’aocienno religion du pays; les autres, simplement des emplacements de châteaux. Nous penchons, en ce qui concerne la poipe de Buellas, à y voir la résidence de quelque druidesse.

(I) .M. Le Duc h public , »ous le titre de La Bolia avcidia

( la jeune fille aveugle ) un Noël en jiatois bressan , d'un seiitimcnl exijuis.

(S) Rtrherchn hiilnri<iurt «w Ir (tfparl de t'Jhi . I. i. . p 36.

LES FÉES OHRÉTIEMNES. 395

Dans l'opinion du peuple , qu’il convient toujours de consulter en matière de traditions mythologiques , la butte qu’on voit aujourd’hui presque entièrement détruite dans la prairie , était autrefois la demeure de plusieurs fées. Ces jeunes personnes , ces puellae , y étaient devenues chrétiennes : elles fréquentaient l’église , et allaient régulièrement à la messe. On en a une preuve palpable , puisque leur passage à travers la campagne se faisait remarquer par un gazon plus court et d’une verdure plus jaunâtre que le reste du pré , comme l’herbe qui croit sur des sentiers battus.

Transportons-nous à présent , du fond de la Bresse , dans le Haut-Jura. Remontons le cours de la Sène , rivière autrefois sacrée , qui naît à Foncine-le-Haut (1) , et arrêtons-nous au lac de la Grange de la Dame.

D'abord nous avouons sans peine que nous n’avons rencontré nulle part , dans les anciens titres , ombre de dame humaine qui ait fant ainsi désigner une de ses métairies ; et, en attendant que cette mortelle se trouve , nous en parlerons ici comme d’un être fantastique , à peu près sea»blable aux autres dames blanches dont le peuple a consacré le souvenir ailleurs. Or, à cette grange, on vous racontera qu’autrefois une belle dame du pays fit une convention avec Satanas , ce grand

fl} Dcparlotnctit du Jura

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