‹ Traditions populaires comparéesChapitre 232 sur 386 · LEÜ DAMES BLANCHES, DRUIDESSES · texte numérisé non relu

LEÜ DAMES BLANCHES, DRUIDESSES

sels , la pierre connue sous le nom de la Pierrequi4oume. ,

Maintenant, ainsi préparé, nous revenons à Brch me-Chauàière , et nous y arrivons par le chemin det Cores ou des Gores , qui — nous le voyons ailleurs — signifie le chemin des prêtres. Là nous trouvons une excavation excessivement profonde , séparée du bord du chemin par une rangée de pierres à peu près écaries qui forment banc. Autour du gouffre ont été posés , avec un arrangement assez manifeste , des blocs de rocher en manière de porte, couverte d’une espèce de plafond. On monte sur ce plafond , revêtu de gazon moussu et ^ supportant des arbres ; alors , on se trouve sur un autel druidique assez élevé , qui vit sans doute de ces horribles sacrifices où figuraient la chaudière et la victime suspendue. D’où vient le nom de Brame-Chaudière .^Rappelle-t-il les cris du malheureux qu’on faisait ainsi souffrir et mourir? Ce gouffre, couvert d’un autel, a-t-il servi de tombeau à bien des hommes? C'est ce qu’il est permis de conjecturer.

Ces citations nous laissent des idées trop sauvages des prêtresses qui desservaient les autels celtiques ; il ne faut pas oublier ici que le géographe a peint une devineresse kimrique , ce qui n’est pas une raison pour lui comparer tous les druides , toutes les druidesses de la Gaule sans exception ; autrement, nous n’oserions plus nous intéresser

460 LES DA.HES BLANCHES, DRUIDESSES, jamais à la rencontre de nos dames blanches. Tout riant prestige tomberait devant de pareilles apparitions.

Il s’en faut beaucoup que nous ayons cité tous les climats favorisés de la présence et du séjour de ces femmes qui avaient été divinisées par la grâce du peuple ; et nous devons réserver une part de notre intérêt au profit de quelques-unes de nos traditions populaires qui réclament en ce moment une petite part dans nos souvenirs. Allons les chercher maintenant autour des monuments druidiques dont il nous reste des fragments , ou dans les lieux dont les dénominations témoignent pour le moins que ces monuments ont existé.

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