PAN ET LES FA CNES
de guide à un abbé marchant avec un bâton pastoral, au milieu d’une forêt (1).
Enfin j’invoquerai dans le pays des Allobroges (province du Dauphiné à laquelle on est convenu d’attribuer une origine crétoise ou égypto-grecque ) l’institution toute païenne de la fête des Noircis. Cette fête a été célébrée à Vienne jusqu’aux siècles derniers, ridicule continuation de celle des Lupercales parmi les Chrétiens, au dire de Charvet et de Chorier, auteurs de l’histoire de l’église de Vienne et des antiquités de cette ville ; car les Noircis n’étaient pas autre chose que la représentation des Faunes de notre Phocide jurassienne. Il faut remarquer, dit Bergier, que les Latins nommèrent le dieu Pan Faunus par un simple changement de prononciation : ils lui associèrent les Satyres, nom tiré du grec satyros ( poil hérissé ), qui fut donné aux boucs.
On verra au chapitre des Duses que les Faunes étaient encore l’objet d’un culte superstitieux dans une partie de la Séquanie, du temps de saint Agile ' et de saint Eustase.
(1) Voir sur celte inscription une très-curieusc dissertation publiée par llippnlylc Lcymario dans la Revur du Lyonnai* , tome six , P 125.