‹ Traditions populaires comparéesChapitre 27 sur 386 · I.F.S BOKS HARMONIEUX DE CITHERS · texte numérisé non relu

I.F.S BOKS HARMONIEUX DE CITHERS

Vec M'Tift (‘laienl frapp«« d uoc doac<» harfoonit*.

( Op^ra de OuLifTAn ) .

Furtif et aeul , quitunt m tour i la nuit rloee , Vert ce# borda eocbaatés . U dirige ac« paa.

Ré«eaw , aui mèmealieui , bellecomme une ro«e , Dana lea toalTea de nymphéaa Chaoiait la jeune Aile -, on eût dit une lyre Tant «a roit était tendre. A cea acrenta si doua rheralier reaaent un charme qui rallire , fl ToIe , il tombe k ara genoui .

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Si le hasard avait placé le berceau de mon enfance au bord des torrents qui tombent des Vosges sur la Franche-Comté , je ne me serais Jamais éloigné de ces jardins de délices, et surtout j’aurais, de préférence à tant d’autres , choisi pour but de mes promenades les frais ombrages de Cithers (I). Là, de mystérieuses symphonies vous attirent, d’une force qu’on dit irrésistible, et doivent vous procurer, si vous êtes poète , de divines inspirations. Le souffle des vents , comme dans la reli-

(I) Enlrr l.ure et Luxpilil fHautc-Saônp) .

i8 LES BOIS HAUMOMEIIX DE CITHERS.

gieiise forôt de Dodonc , tire des chAnes de Cilhers des sons vraiment magiques, dont la douceur réalise les merveilles de la harpe éolienne. Tantôt c’est le cor de chasse qui marie ses môles intonations aux soupirs féminins de la flûte et aux accents presque parlés du haut-bois ; tantôt c’est la voix fugitive d’une jeune immortelle qui s’accompagne de la lyre et qui forme des solos ravissants dans ce concert aérien. Pour résister aux séductions de l’invisible sirène , il faudrait , comme le sage Ulysse , se fermer les oreilles , et s’éloigner avec courage ; car ceux qui ont cédé à l’attraction de l’insidieuse musique , se sont égarés dans le labyrinthe , jusqu’au retour d’un second soleil. A la place de ces délicieuses symphonies qui les avaient enivrés d’abord , ils avaient fini par n’entendre plus que des cris discordants , des blasphèmes, des ricanements prolongés , à travers ces bocages de plus en plus désenchantés de leur prestige.

Les personnes qui aiment à chercher le motif de l’imposition des noms topiques, dont le sens est perdu , peuvent se persuader que Cilhers , nom du village voisin de la forêt prestigieuse, dérive du latin Cythara , ou de l’allemand Cilhers^ la lyre, la guitare ; l’imagination qui a déjà fait les frais de la féerie musicale qu’on vient de signaler, doit s’en tenir à cette création, sans aller plus loin. Il ne serait pas raisonnable de contester une pareille étymologie.

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Ailleurs nous redirons encore les charmes mythologiques de ce lieu si gracieusement nommé, et nous y montrerons une ondine chantante qui a inspiré la muse de M. de Saint-Juan. Il est , dit le jeune poète,

Il t‘s( MU fond d'une vallée,

Dans noire fiays de Comte, l'ne source à l'onde isolée lloulant sur un sable ai'i^enlé.

Elendant leurs ranieauv sans nombre , l'ne forêt de chênes \erls Sendde voiler d'amour et d'ombre Ce lieu ebarniaut, nommé (iitbei's.

Le poète a presque dit Cythère ; mais il a bien fait de ne pas nommer l’ile où Vénus reçut les hommages de l’antiquité : on voit trop nettement ici que le village franc-comtois de Cithers a emprunté .son nom du phénomène éolien de sa forêt.

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