CHAPITRE LXXV
l’ogre.
Tout A coup il fond «ur noai , éteod ««r dr«i dr no» eompafooB* bm bra» forinidabln» , ri lr»«aapoi- Koaikt i la foia , U le» bri»e coolrr 1» roc , comn» dr jeune» faon» -, leur cerrelle ei leur «ang Jaillisaent n coulenl en rui»»«a«t dans U CâTeroe, pal» Il les démembre et le» dévore , tel qu'un lion féroce ^ U s'abrenve de leur aang , aoee leur noèlle ; Il ne re«te ni cbair , ni intestin» , ni os.
(Hoaànt. Odyssée , chant ix).
Plus tard » on se rappela fort bien que Of , roi de Basas , était aasea grand pour que l’o» de sa cniane edt dooM lieue» de long , et pour qu'un cerf ponisnivl par les ebaseeurs fdt une demie jonmée A atteindre son extrémité.
FinnijiaKD Datus. Le Monde enchanté.
Qui ne se rappelle d’avoir frémi , dans son enfance , aux saisissantes narrations qui avaient pour héros rOgre et le petit Poucet? Notre crédulité n’a-t-elle pas été assez long-temps poursuivie par ce formidable fantôme de VOgre , toujours affamé de chair fraiche , pour que nous ayions perdu souvenir de ses formes monstrueuses et de ses instincts féroces ?
L’ogre n’est certainement pas une création de
l’ogre. 549
Ch. Perrault ; il était né bien des siècles avant ses contes. Il n’a pas dû par conséquent son origine à l’interprétation qu’en donne l’auteur des Lettres sur les Contes de fées de Perrault , car notre commentateur tire ses ogres de la cruelle nation des Huns ou Hongrois du moyen âge , qu’on appelait Hunni-Gours et Oïgours (t) , d’où nous serait resté, suivant lui, le mot ogre, devenu synonyme d’homme féroce. « Les Oïgours étaient , dit-il , une race turque , et , comme les Turcs , originaires du centre de l’Asie. Ceux-ci , les plus reculés vers l’Orient , habitaient les frontières de la Chine. »
Mais que devient une telle interprétation , tant ingénieuse qu’elle soit , en présence de VOugra de l’Inde, le pins grand des géants sortis de l’imagination des hommes ?
Après cela , d’autres peuples anciens ont connu un , roi de Bazan , dont parle l’Ancien Testament comme d’un géant réel, qui avait une taille de neuf coudées hébraïques (2). En Grèce , on appelait les cyclopes Arges, mot peut-être formé d’une transposition de lettres à peu près semblables, puis-
(1) Les Hunni-Goun étaient un assemblage de deux nations tartares, les Huns et les Oïgours , établis en Dacie , en Pannonie. De li se serait formé le nom de Hongrie , qui aurait d’abord été l'Hunni- Gourie.
(2) Og était un géant divinisé par les Syriens. Og , roi de Basan dont il est parlé dans l’Ecriture (Plomb. 22, p. 3) et dans l’histoire des Juifs par Flav. Joséphe.
550 l'oghe.
qu’oa «Q peut faire Agrès. Gliaz les Itaüens , VOreo (dont il est facüe de faire Ocro) est encore ub lAon^re qui mange les petits enfants , d'aussi bon appétit que VOgre antropophagc du bon M. Perrault.