CHAPITRE LXXXV
d’autres pierres druidiques.
EUit-ce le Taodâle qui tcMil briler bm viUn* âon Dieu était une énonne pierre ^ il tanUii ente giganlefqvc nerreille, atuplde romne lui.
( Patniniedi Danif. Le Monde encbaniê).
Les noms de Champlüte, de Pierre Cour et de Pierre Fille , à la frontière des Séquanes et des Lingons, décèlent aussi l’érection de quelques ^eu/vans qui, détruits de fond en comble, n’ont laissé que leurs noms à ces localités. Le concile de Nantes avait ordonné que l’on arrachât ces pierres que les hommes , trompés par les déceptions du diahle , allaient révérer dans les ruines et dans les bois (11.
Je ne ferai, par la même raison , que mentionner en passant la Pierre de Faivre ou de Couqueresse qui a existé sur une colline des environs d’Arin- Üiod, où elle servait jadis de borne aux territoires de Fétigny et de Savigna , et qui fut brisée èn 1 794,
(1) Lapides quoque... abi et vota vovent et déférant , fundilus effodiantur, (cap. 20).
ü'aUTRëS pierres DHUlDIQtES. o9o
parce qu’elle était le piédestal d’une croix , piédestal haut d’environ dix pieds sur huit de diamètre. Son nom a quelque rapport avec celui du monument druidique de Cocherelle aux environs de Dreux (1).
De la pierre de Couqueresse à la pierre Enon de Vogna , la distance est bientôt franchie. La pierre Enon est un cube de pierre que l’on croit s’être naturellement détaché des rochers qui ceignent le vallon , et s’être arrêté par hasard sur un de ses angles. Mais quand on vient à remarquer qu'il repose sur une petite éminence de la plaine , on est alors porté à croire , ou qu’il a été hissé sur cette butte par des efforts humains , ce qui passe toute imagination , ou que les hommes ont aplani le sol autour de sa base, ce qui suppose toujours une intention fort extraordinaire.
(I) 3fém. Ue ta Soc. detAnI, de Fr., l. in , p. tl.