I.K CL’LTK ItlJ TAUREAU
1.':» Eg){>tien» rvadirenl au btcuf el a U «arke un dont ou rrtrouTC des trace» dans la mythoingir KrectfQe, et dont l'Indr noua offre un ciemple «ncore sabsistanl . . fondé »nr le iH'rvice que le iKruf rend au laboureur. ?toci..
La promenade du Bœuf gras, à Paris, pendant les orgies du Carnaval , est une continuation assez évidente des cérémonies païennes qui avaient lieu chez les Parisii en l’honneur du taureau. Le tarnos Trigaranos de l’autel idolàtrique , trouvé à leur église de Saint-Marcel , est un monument de cette idolAtrie. Il y est représenté en bas-relief , comme un bœuf sans oreilles , ayant trois oiseaux sur lui , que l’on dit être trois grues , et d’où lui vient le nom de Trigaranos , le taureau aux trois grues. Ici , le nombre trinaire annonce le mysticisme; il a certainement quelque chose de sacré. On en trouvera quelquefois des pieiives dans C(‘ que nous allons rapporter maintenant ; car on y verra que non seulement le bœuf était expo.se, dans de.'^
700 LE CULTE DU TAUREAU
tigures en relief, à la vénération des peuples , mais que souvent il était représenté avec trois cornes , symbole d’une triple puissance divine.
Plusieurs taureaux en bronze ont été rendus à la lumière dans le territoire de la Séquanie.
A Gonflans, près de Luxeuil (1 ) , la terre a restitué une petite figure de bœuf en 1797. Je l’ai vue et dessinée. Elle n’a qu’une seule corne , qui est placée entre les deux oreilles. Cette corne unique doit être un symbole également.
A la Pisseure (2), 12 kilomètres ouest de Luxeuil, un vigneron avait découvert, en 1738, un taureau en bronze , d’un poids considérable ; mais la crainte d’être découvert le lui fit briser et vendre par morceaux. Une des oreilles de l’animal, qui a été par hasard conservée, est du poids de quatre kilogrammes. (3).
Vers la même époque, on exhuma d’un champ de la commune d’Avrigney (-1) un taureau du même métal , qui était armé de trois cornes. Ce monument fut donné , dans le temps , au cardinal de Choiseul, et passa dès lors par héritage à M. de Chilfiet.
J’ai vu et dessiné un |>etit taureau d’airain, qui
(1) Dê|>iirtrnH'nl ili' la llaulc-Saùiii'.
(2) IHcm.
'3) M. Marc. Ihsscrtalioh Hur 1rs monttmruis fin i/r ia
Hunfe-Snôur.
>4) i>i*p»rtrim*nl Hc la Haulc- Saôiir.