‹ Traditions populaires comparéesChapitre 361 sur 386 · LE BISON DE BESANÇON · texte numérisé non relu

LE BISON DE BESANÇON

(les Arécomiccs , aurait été prononcé par eux Fetiontio ( 1 ) .

Nous no tenons pas beaucoup à ces combinaisons onomastiques et cà de pareilles vraisemblances, mais en les donnant pour ce qu’elles valent , nous les ferons suivre d’une observation tirée des Annales do Besançon , à savoir que l’impératrice Hélène , mère de Constantin , qui atfectionnait Besançon comm(3 son bis affectionnait Byzance, avait conçu le projet de favoriser le plus possible la Byzance de la Gaule (2). Chilïlet, qui attribue aux Séquanes , compagnons de Brennus , ta fondation d(' Byzance , ajoute qu’en face de Byzance , de l’autre côté du Bosphore, une ville de Bithynie était nommée Chrygopolis , et que c’est pour cela que cette princesse aurait fait donner aussi le nom de Chrysopolis à la capitale de la Séquanio , qui l’a en effet porté dans le moyen âge.

On s’étonne quelquefois qu’on Franche-Comté on retrouve encore vivante la tradition byzantine de la fable de Léandro et Héro; pour moi , je n’en suis pas surpris , et voici pourquoi : Cotte tradition

(1) Les Vasriiiet pour les Batques ; Vurtlcaux pour Bordeaux sont lies exemples île eelte permiiUition de lellres.

(2) Terlia ralio ail, ni pUicet , <i (latlù Pulriciù , (iiil ah Belenà maire Cnmlantini iiiugni , i/iiic l'etunlionem celebrem faeere tu anima httbebal , ex Byzantiu iwmeu illud fuitse inveclitm , n </iio «on longe linbesi Chnjsüiwlit itmi , n .Sripioms llreiini sorüf et eomonlorio regr , ram Bysanlio Bieonlionim nofirormn ruionio cnndila. Cliifflet. P- I , pape 53

LE BISON DE BESANÇON. Tl O

se rattache surtout à la vallée de la Loue , peu distante de Besançon , entre Pontarlier et Dôle. On en place la scène soit à Cadniène et Clairon (1), soit à Chissey et Clervans , soit enfin à Ncvy-les-Dôle et Parccy (2), ce qui prouve que la haute vallée de la Loue et tout ce qu’on appelle le Val-d’Auiour sont imbus de cette légende mythologique. Personne n’ôterait de l’idée des populations gallo-thraces ou gallo-grecques de cette contrée, qu’elle a été autrefois inondée par une espèce de mer, mer trèsétroite qui devait, en ce cas, présenter le môme aspect que le Bosphore de Thrace.

Léandre était un jeune grec , de la ville d’Abydos, sur l’Asie-Mineure ; Héro était une princesse de Sestos, sur le rivage européen. On sait l’histoire de leurs amours infortunées , et les personnes qui l’ignorent la trouveront retracée dans la suite de nos recherches. Qu’il nous suffise de répéter ici que cette légende nous a été apportée soit par nos guerriers revenus des rives du Bosphore , soit par des étrangers transportés chez nos pères comme vaincus, et remplacés dans leur patrie, suivant l’usage des anciens conquérants.

(1 Uvpartriiionl (lu l)oub'<

(2) D(?partoni(’iil du Jura.

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