EX VOTO
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NOTES ET ADDITIONS
Orelli a recueilli également une inscription en l’honneur de Fées qui avaient pris leur nom de la localité qu’elles affectionnaient :
F AT I s
DER VONl BVS.
M. RVFINVS SEV ERV s.
Que voudraient de plus les esprits difficiles et récalcitrants, pour être désabusés de l’idée que les Fates, ou nos Fée.<i , sont nées dans le moyen âge chevaleresque et romancier?
Au Chapitre XXXIII , Jurements par les Fées , page 38i , dernière ligne , ajoutez :
Suivant M. Vallot, l’un des membres les plus distingués de la commission des antiquités de la Côted’Or, les interjections Dam, et GotWam/ seraient une espèce d’adjuration par les dames fées , par la bonne dame!
Au Chapitre XXXV. L'arbre et V arbrisseau des Fées, p. 389, ligne H , intercalez le paragraphe suivant :
« Près de Domrémy, la source thermale qui coulait au pied de V Arbre des Fées , et où s’était sou-
DU LIVRE SECOND. 7()9
vent arrêtée Jeanne d’Arc , en proie à ses étonnantes visions , avait jailli , suivant le dire populaire, sous la baguette des bonnes fées(l). » Qu’eslceque c’était que cet arbre des Fées? Suivant l’En cyclopédie , c’était un chêne. L’héroïne de laFrance,. avant sa glorieuse vocation, avait quelquefois été éy aperçue sous cet arbre : on l’accusa , dans son malheur, d’y avoir eu des entretiens avec ces génies, afin d’avoir un prétexte de la brûler comme sorcière et idolâtre. «On l’interroge, dit Pasquier, si elle a veu des Fées : Dit que non , qu’elle sçache ; mais bien qu'une sienne marraine , femme du maire d’Aubery, se vantait les avoir quelques fois veuës vers l’arbre des Fées , joignant le village de Dompré(2). » Jeanne ajoutait qu’elle n’avait jamais été favorisée d’apparitions merveilleuses que par sainte Catherine, sainte Marguerite et saint Michel. Dix ans après l’inique jugement qui fit monter la pucelle d’Orléans sur le bûcher, le souverain Pontife la déclarait martyre de sa religion et de son patriotisme.
On voit par le procès de Jeanne-d’Arc, rapporté par Laverdy, que, tous les ans, le curé do Domrémy allait lire l’Evangile près de l’arbre dçs Fées , pour en chasser les mauvais génies.
Au finage de Villey-sur-Tille (3), on va voir par
(1) l.m Ffe$ du moyen àye , p. 27.
(2) ChompnRno.
(3) Dipirlcment de la Cote d'ür.
NOTES ET AUDITIONS
curiosité, dit M. Vallot, les arbres de» fées: «Ce sont cinq hêtres d’une grosseur remarquable » (1).
Dans l’intention de dévoyer les superstitieux, l’Eglise a jugé à propos de sanctifier, par un signe extérieur de christianisme , les végétaux auxquels restait trop longtemps attachée la vénération du vulgaire. « Des images pieuses , dit M. Maury, furent placées sur le chêne, le hêtre, le tilleul et V aubépine-, et le peuple, en venant, selon son antique coutume, se prosterner sous leur ombre , honora presque à son insu un nouveau dieu. »
Au Chapitre XXXVI. Des Fées chrétiennes, p. 39i , ligne i 1 , ajoutez :
Les Nymphes étaient, en effet, gratifiées du nom de Puellœ; les épithètes données sans cesse aux fées, dit M. Maury, sont celles de bonnes dames, de bonnes et franches pucelles. Ces qualifications ne sont évidemment que la traduction du titre de bonœ donné aux Parques , et de puellœ attribué aussi bien aux Nymphes qu’aux faia. C’est ce qu’on peut voir , ajoute ce savant, par cette inscription :