I. O. M. CONSERV ATORI ET DOHINIS NYMPHABUS. PVE
LORICI VS H ILVS.
(I) Acta Üivion. 1820, p. 96.
Au Chapitre XXXVII. Fées du Mont-Jura , p. 403, ligne 12, intercalez:
Plusieurs autres lieux se sont décorés du nom de Fées. Il ne faut pas oublier la Combe à la Fée , comprise dans le vignoble du territoire de Villeneuve-les-Chamod (1); ni la Maison à la fée des environs de Clairvaux (2). Assez près de la grange de Planée , on trouve un sol hérissé de rocs et de crevasses. C’est la principale de ces crevasses qu’on décore du nom de Maison à la Fée; et c’est là qu’un coq, ayant été jeté par des curieux , alla sortir au trou de la roche de Gargantua , sur le chemin de Clairvaux à Saint-Maurice-cn-Montagne , sous les bois du couvent que l’on a quelque raison de prendre pour le reste d’une forêt druidique.
Au Chapitre XXXVIll. Fées de la montagne des Fosges, p. 406, ligne 14, ajoutez:
Et le Pont-des-Fées , près de Remiremont même.
Au Chapitre XXXIX. Fées de la plaine , p. 412, ligne 6, ajoutez :
Partons d’ici pour le Dijonnais, et visitons-y Valant , bourgade voisine de la capitale du duché de
(1) Déparlcmcnt du Jura.
^2) ïdeni.
NOTES ET ADDITIONS
Bourgogne : ce lieu n’est pas seulement remarquable par la belle fontaine des Fées, il l’est encore par la découverte qu’on y aurait faite , selon Favin (1) et Gaultherot (2), d’un autel dédié à la Vierge qui doit enfanter. « Il fut après dédié à Apollon et à Mercure , dit le dernier de ces auteurs, et, depuis, le lieu changé par les Chrétiens en l’église Notre-Dame , enrichie d’une image de. la sainte Vierge, de l’ouvrage de saint Luc. »
Au Chapitre XLVII. Les Dames , p. 440, ligne 18 , ajoutez :
Ce bois do Cronge , habité par la sœur de la chasseresse étemelle de Moissey , ne manque pas de gibier pour cette chasse mystérieuse. Cronge est pour nous un nom extraordinaire qui a été apporté dans nos climats par les Chamaves , après leur défaite par Constance-Chlore sur les bords de la Saônc(3). On appelle Grongette le bruit que fait la chasse sauvage dans la Mona-Danoise , île de la mer Baltique, où la môme tradition s’est conservée. Le chemin ferré qui traverse le bois de Cronge sous le nom de Chemin de la Reine Blanche est peut-
(1) Thcàlrc d'honneur.
(2) L'Anastasc de Lengres.
(3) Dans un autre ouvrage ( l'Annuaire du département du Jura , 1850, p. 502. Article Pointre) nous avions fait voir que Pointre devait son origine à des Allemands.
Digitizf
DU LIVRE SECOND
être une de ces voies antiques que, partout , le bon populaire se plaît à attribuer à des Dames , à des Fées, a des Reines fabuleuses, ou dont l’existence réelle se mêle à ces temps mythologiques. Nous ne croyons pas que la reine Blanche , mère de saint Louis, ait fait ouvrir cette voie dans une province qui ne dépendait pas de sa couronne. Quoi qu’il en soit, les habitants de la contrée ont de cette dame blanche ou de cette reine blanche, comme on voudra , un souvenir si présent qu’ils eu font encore le portrait, en y ajoutant le merveilleux dont ils ne peuvent jamais sevrer leurs souvenirs. Elle avait, disent-ils, la peau si fine, la chair si transparente, qu’on voyait descendre dans son sein le vin rouge, quand elle buvait. Ils font d’elle presqu’une fée , et je crois qu’en s’écartant de la vérité historique , ils ne s’écartent pas de leur louable habitude de diviniser les objets de leur affection.
Page 44i, ligne 8 , ajoutez ; .
On se rappelle dans les Voyayes en zig-zag de Topffer, ce passage qui nous a frappé et que l’auteur a écrit sans y attacher certainement la moindre importance : «... Après Nantbourant la végétation cesse , nous nous trouvons dans ces sauvages pentes qui mènent au col du Bonhomme. Nous avons en face de nous un mont pyramidal, décharné, terrible d’aspect, au pied duquel le sentier serpente. M. Topf-
NOTES ET ADDITIONS
fer, qui s’est oublié dans les charmes de la conversation, arrive le dernier sur un plateau qu’on appelle le Plan des Dames , à cause d’une catastrophe que Cohendet raconte en ce moment à la troupe assemblée. Il résulte de cetU; histoire que tous les voyageurs jettent une pierre en olFrande à je ne sais qui, sur je ne sais quel tertre. «Qu’à cela ne tienne, dit M. Topffer ; je serais bien fâché de manquer à mes devoirs. » La catastrophe dont parle Cohendet est certainement un de ces contes de guide à voyageur, mais le nom consacré de Plan des Dames , mais la cérémonie obligatoire de jeter une pierre en offrande nous ramènent de suite en plein paganisme et nous rappellent un culte dont les siècles n’ont pas encore effacé le souvenir.
Au Chapitre XLVIII. Les Dames Blanches , p. 450, ligne H, ajoutez :
Les habitants de l’Arcadie , en conservant le culte des Euménides , sacrifiaient aux Déesses blanches et aux trois Grâces.
Ibidem. Page 453 , ligne 5 , ajoutez :
Au pont d’Orin , où se croisaient deux voies romaines , entre Bersaillin et Brainans (1) les voyageurs attardés, dit M. Rousset , rencontraient au-
(I) Departement du Jura.
BU LIVRE SECOND
trefois les Dames blanches, appelées len Dames du Pont. Ces capricieuses sylphides auront été sans doute effrayées par l’éclat de la tempête révolutionnaire de 1789 ; car , depuis ce moment , on ne les a plus revues.
Au Chapitre LX. Les Druides et le dieu-cochon , p. 498 , ligne 7 , intercalez le passage suivant :
Gaulherot , auteur, en 1649, de V Anastase de Lengres , tirée du tombeau de son antiquité ^ a donné l’inscription entière que nous rapporterons d’après lui.
Cette pierre monumentale avait été découverte en 1642 , dans les fondations des murailles de la ville, derrière le palais épiscopal ;