L. MASCL M.VSCVLVS ET SEDATIA BLANDVLA MATER EX VOTO
« En l’honneur de la maison impériale , au dieu Mercure-Cochon , L. Masculus et Sedatia Blandula sa mère, en acquittement d’un vœu.»
En celtique (suivant le dictionnaire de Bullet) , moch signifiait efiectivement cochon; môch et mochyn ont le môme sens encore en irlandais ; mocke , en theuton, voulait dire aussi pourceau ,
NOTES ET ADDITIONS
de même que mocher^ porcher^ gardeur de cochons; mochaer , marchand de porcs , se disent encore en breton actuel.
Ajoutez, ligne 19 :
« D’ailleurs, M. Alexandre Lenoir, reconnaît qu’il se fit à Langres de toute antiquité une grande consommation et commerce de porcs , qui s’y font encore annuellement; il me sera donc permis de croire avec lui que les Lingones ont dû consacrer leur ville à Mercure-Porc , comme au dieu protecteur du genre de commerce qu’ils exerçaient. »
Ligne 22 , ajoutez :
Mais pour y préparer le lecteur, il est bon de le prévenir que le cochon mâle a été soit un objet sacré , soit un objet d’adoration , soit une enseigne de commerce pour les Séquanes , ce qui est prouvé par la numismatique.
M. Plantet, de Lons-le-Saunier, à qui nous devrons un jour un essai sur les anciennes monnaies du comté de Bourgogne (1), fait figurer dans sa collection trois médailles d’argent qui sont à l’efligie d’un homme imberbe , tournée du côté gauche , et qui montrent au revers un cochon môle , marchant
(1) Je me fais un plaisir tl'annonccr en même (em|>s un ouvrage sur le même sujet, qu’élabore M. .leaimoz , de Dole , procureur impérial ü Lons-le-Saunier.
DD LIVRE SECOND
à droite. La première de ces pièces a pour légende SEQUANO ..os; la seconde porte les mots seqnvoio Tvos; la troisième n’a pas de légende. Tuoh, composé de deux mots celtiques (1), pourrait signifier cochon , consacré à la Terre. Mais, d’un autre côté , iuz ou tut , signifiant nation , on peut dire aussi que Sequano tuos indique la cité des Séquanes. Quoi qu’il en soit , le cochon mâle figure ici comme • un symbole national, ou comme un objet sacré. Le jeune numismaliste , que nous avons nommé plus haut , est d’avis que cette monnaie soit attribuée à la contrée séquanienne où l’on commerçait du porc salé, objet d’industrie dans lequel excellaient nos pères , même avant la conquête des Romains , mais surtout depuis, ainsi que l’atteste formellement Strabon (2).
Au Chapitre LXI. La Truie qui file^ p. 508, ligne 16 , intercalez cette phrase :
Parmi les allégories qui entourent la première lettre grise du cartulaire de N.-D. do Beaune (3), on remarque une truie qui , au lieu de filer, bat le beurre, ce qui confirme, dit M. Vallot, l’explication donnée plus haut, à savoir que la truie qui file n’est qu’une allégorie relative à l’activité conti-
(1) Voy. Bullet au mot Oh , cochon.
(2) Gëog. liv. IV , ch. 3.
(3) Département de la Côte-d'Or.
NOTES ET ADDITIONS
nuelle et au travail constant de la terre , pour amener à du toutes ses productions.
Au Chapitre LXIII , Le* Dûtes, p. 513, ligne 1 7, après le mot : diable des Persans, ajoutez: chez qui ^ les Dews sont des génies malfaisants et corrupteurs, fils d’Arimahn.
Au Chapitre LXVII. Le* montagne* divinisée* , p. 525 , ajoutez ce qui suit :
Le culte des montagnes dans la Gaule Aquitanique est attesté par une inscripion monumentale , rapportée par Orelli, sous le n° 2107 de sa Collection : elle a été trouvée à Auch , chef-lieu du comté d’Armagnac :
BVS. Q. G.