‹ Traditions populaires comparéesChapitre 377 sur 386 · AMO B N VS · texte numérisé non relu

AMO B N VS

« Le culte des montagnes (1), comme presque toutes les superstitions du fétichisme, s’est conservé

(1) Histoire des diflerenlos religions depuis leur origine jusqu'à nos jours.

DU LIVRE SECOND

dans les mythologies et même jusqu’à nos jours. Aussi voit-on, aux plus beaux temps de la Grèce , un culte rendu au mont Cassius , à l’Olympe , au mont Ida, dans l’île de Crète, à l’Atabyris dal’ile de Rhode ; toutes ces montagnes étant considérées comme les demeures du maître des dieux. Cybèle était la protectrice du mont Ida de l’Asie-Mineure , et des monts de Dindime , Pessinunte et Bérécyntlie. L’Atlas, le Liban, l’anti-Liban, le Rhodope, le Taurus et beaucoup d’autres étaient des montagnes divines. Les Gètes et les Thraces avaient leurs montagnes saintes.

« Les montagnes étaient donc généralement vénérées et consacrées par les traditions des peuples les plus éloignés les uns des autres. Leur culte existait aux Indes , chez les Lapons , au Pérou, etc. , et il en reste encore des traces. »

Au Chapitre LXVIIl. Le Mont-Joux , p. 527 , ligne 5 , ajoutez :

M. de Lateyssonnière a dit avoir souvent trouvé dans des testaments faits par des princes et des seigneurs , pendant les XIP et XIII' siècles , des legs faits à deux hospices appelés Columna

Jooiê (I).

Cl) ün sait que le Grand-Saint-Bernard des Alpes Pennines , r est le Monn~Jovi$ des Latins ; le second est nommé le Petit-Saint-

NOTES ET ADDITIONS

Au Chapitre LXXII. Le Géant de la vallée de Dessoubre ^ p. 540, ajoutez :

Le bon Pausanias (I) parle du fleuve Oronle de Syrie comme d’un géant ayant toute la forme humaine moins la grandeur. Il raconte qu’un empereur romain ayant changé le cours de cette rivière , on découvrit dans son ancien lit un tombeau de briques , long pour le moins de onze coudées , et renfermant un cadavre de pareille longueur et de figure humaine dans toutes ses parties. Pausanias ajoute que les Syriens ayant consulté l’oracle d’Apollon à Claros, pour savoir ce que c’était que cet énorme corps, il leur fut répondu que c’était Oronte, indien de nation.

Indien de nation est une expression très-remarquable : elle nous révèle le pays où les Grecs reportaient leurs souvenirs : les mythes bramaniques avaient fait sensation partout.

Bernard ; en latin Colttmna-Jovii , au sommet des .\lpes Grecques. Oïl y voit les restes d’uuc colonne sur laquelle était placée la statue de Jupiter. Au reste , il y avait egalement , sur le Grand-Saint-Bernard, une colonne que j’y ai vue en face du petit lac voisin de riiospice.

(1) Voyage de l'Arcadie, liv. viii.

DU LIVRE SECOND

Entre le cliapitre LXXIII , le Géant de la Pierre qui vire, et le chapitre suivant, p Gargantua, intercalez celui-ci :

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