LE DRAGON GARDIEN
Od t>sl nerTi da Dragon pour figurer le iriompbe du bien «ur le mal , de 1a lumière aur let ténèbree , de la cÎTiliaaiion aur l'ignorance. La Vierge, mère du Re dempteur du monde , écraae du pied la tète du Dragon par qui le mal e«t trenn eut la terre.
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Il est très-évident qu’il faut distinguer des êtres de plus d’une sorte sous la forme du Dragon. Tous, à la vérité, furent bien consacrés par les premiers cultes des hommes ; mais l’un s’appliquait à la symbolisation de l’Être suprême , au Père des vivants , comme le dieu Bel ou le Baal des Chaldéens(l), et Fô, né dans les Indes, mille vingtdeux ans avant la venue du Messie dans la Judée, se montre à ses adorateurs sous la figure mystérieuse d’un serpent ailé. Le second était le génie du mal, l’ennemi de la lumière et de l'homme, Satan (2). Le troisième ne fut qu’un vigilant gardien, à la garde duquel on. se conBait.
(I) Les prêtres de Baal à Babylone le révéraient sons la forme d'un grand serpent qu'ils nourrissaient dans le temple.
{2) Il est dit de lui dans l’Apocalypse : Factum est tilentium in
LK DRAUOM GARDIEN.
C’est de cette dernière espèce que nous nous entretiendrons ici.
Le dragon joue le rôle de gardien dès la plus haute antiquité. Presque partout, on le suppose préposé à la garde de quelque trésor ou de quelques lieux dont l’abord était interdit aux humains, tels que les dragons qui défendaient la Toison d’or, le Jardin des Hespérides , la caverne où pénétra Cadrans. On dit que son nom vient par raéthathèse, du grec Darcon ou Dercon, je vois, t Le dragon « avait les yeux étincelants. Il réunissait l’agilité « de l’aigle , la forme du lion et la grandeur du
serpent : il ne dormait jamais. » Je crois que le dragon est surtout un symbole de la vigilance : la vue perçante de l’aigle est proverbiale, et la prudence du serpent ne l’est pas moins. Il figure en cette qualité aux portails des plus belles églises de la Lombardie.
La Franche-Comté a des cavernes redoutées du vulgaire , où des trésors sont gardés par d’horribles dragons qui vomissent des flammes.
Et , passant du feu à l’eau sans transition ména-
r(tln diim Drafo committeret bellum.- et tlichart pugnavil ciim eo , et fecit vicloriam. — Il avait été dit aussi de lui dans la Genèse, après la chute de l'homme : Inimicilias ponam inter le et mulierem. Ipea conleret cnpnt luum , H tu intidiaberi» eoleaneo ej'u. — Enfin, l'E(;lise ehanle aujourd'hui :
Uraco maprnu» parat iciu» .
Tirf(o . cadit victOA Terra , r«r1i , plaiidite.
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