LES DRAGONS DE DUNC , ETC
grande gueule à Poitiers; il est bridé par saint Bienheuré à Vendôme, et définitivement enchaîné par une sainte à Rouen, comme la béte de l'Âpocalypse est garottée dans l’abime étemel.
Ëusèbe Salverte a composé une dissertation sur les dragons et les serpents - monstres qui figurent dans un grand nombre de récits fabuleux et historiques. Il pense que des reptiles parvenus à une croissance peu ordinaire ont fait naître ou ont accrédité plusieurs de ces narrations. « Nous savons , dit-il, que l’on révérait des dragons sacrés à Babylone (1), à Mélite, en Egypte, en Phrygie, en Italie en Epire (2), en Thessalie (3), et, en Béotie, dans ]a grotte de Troplionius (i). Ces dragons sont quelquefois des figures du débordement des eaux. L’auteur, à cette occasion, croit en citer plusieurs exemples tirés des légendes de saint Romain, à Rouen; de saint Pol de Léon ; de saint Julien, dans le Mans ; de saint Clément, à Metz ; de Sainte Marthe à Tarascon ; de saint Martial , à Bordeaux ; de saint Bertrand à Comminges; de saint Marcel, à Paris; de saint Amand , àTournay; desaint George àBérythe, en Syrie. La légende du serpent lui paraissait avoir été transportée des tableaux astronomiques dans la mythologie et dans l’histoire.
(1 ) Daniel , eli. \iv.
(2) Aellnii. Or nalura imiin.
f3) Arislolel. Or mirahil. nusciilt 4) Siiula'..