LA FORTUNE ET. LE, RBUCHERON
S ANS une forêt de l’île de Mételin (Lesbos), & vivait un bûcheron avec sa femme et ses ‘deux enfants. Pour toute fortune, le pauvre homme n'avait que sa hache, sa cognée et ses deux mulets. Chaque matin, au point du jour, le bücheron était debout. Il s’en allait au fond du bois, se mettait au travail et abattait les arbres. Ses deux mulets chargés de büûches et de fagots, il revenait et partait pour la ville voisine où il vendait le produit de son labeur quotidien.
Depuis vingt ans, il vivait ainsi. La Fortune ingrate ne lavait point favorisé, et chaque jour il se retrouvait pauvre comme la veille. Notre homme ne trouvant plus la position tenable, et désespérant d’arriver jamais à quelque amélioration dans son état, finit par se décourager.
« Puisqu’il en est ainsi, se dit-il, à quoi sert de travailler? Si je restais couché du matin au soir, qui sait si la Fortune n’aurait pas pitié de