THÉOCLYMÈNE, MÉNÉLAS , LE CHCMEUR
THÉOOLYMÈNE.
A.UGUSTE monument, qui renfermes la cendré de mon père, je le salue. O Protëe! j'ai voulu que ton mausolée fût placé à l'entrée du palais que j'habite, afin de le trouver toujours sur mon passage, et que jamais Théoclymène ne pût entrer dans sa maison sans rendre hommage aux mânes de son père.
Vous, serviteurs diligens^ rentrez dans le palais avec les chiens et les équipages de chasse.
Dès long-temps je me reproche cette molle indulgence qui souffre que les méchans échappent au supplice. Un Grec, dit-on, est entré ouverte-
' Thëodymène , qui revient de la chasse , arrive sur le théâtre par une des entrées placées dans les eûtes à droite et à gauche. Le mausolëe qui devait être grand, suivant la coutume des Égyp* tiens, et qui peut-étrte avait l'apparence d'une pyramide, suffit pour dérober Ménélas aux yeux de Théoclymène. Ce prince s'avance après avoir s^lué le moniiment , et va vers le fond du théâtre où est la porte du pillais. C'est-là qu'il rencontre Hélène qui en sort vêtue d'hahits de deuil.
120 HÉLÈNE
meut dans cet Etat/ sans êtve arrêté par les gardes que j'ai chargés du soin de veiller à ma sûreté; sans doute c'est quelque espion , ou quelque ravisseur d'Hélène : s'il est pris, rien ne peut le dérober à la mort.
0 dieux! a-t-il déjà exécuté son coupable projet? La fille de Tyndare a quitté ce tombeau; elle a fui loin de ce rivage.... Holà! fidèles serviteurs, ouvrez, faites sortir les chevaux et les chars ! que du moins ma lenteur à la poursuivre ne me privé pas du bonheur de la posséder. — Arrêtez; l'objet que je cherche s'offre à ma vue, et je vois qu'elle était en cet instant dans le palais.