I.B CHŒUR
O fils de Jupiter! nous est-il pennis de vou» adresser la parole?
LES DIOSCURES
Vofus en avez le droit, car vous n'êtes pas coupablés du crime ccftnmis en ces lieux^
ORESTE
Illustres Tyndarides! ne puis-je donc vous parler à mon tour?
LES DIOSGUILES.
Tu le peux. Je rejette sur Phébus ce sanglant attentat. n
LE CHOBUR.
Gomment étant au rang des dieux , et frères de cette reine qui n'est plus, n'avezrvous pas repoussé les Parques de son palais?
LES DIOSCURES
Elles étaient conduites par la nécessité du destin et par les oracles imprudens s^is de la bouche d'Apollon.
Quel a été sur moi le pouvoir d'ApoUon? Quels oracles avaient ordonné que je me souillasse du sang de ma mère?
LES DIOSCURES
Vos forfaits, vos destins sont communs. La même malédiction attachée au sang de vos aïeux vous a perdus l'im et l'autre.
ORESTE
ma sœur! A peine, après tant d'années, ai-je joui quelques instans du plaisir de te voir, qu'il faut m'éloigner de toi et renoncer aux douceurs de la tendresse fraternelle. Il faut me voir abandonné de toi , et te laisser toi-même privée des secours da mon amitié.
LES DIOSCURES
Electre trouve un époux , une maison. son
sort n'a rien de rigoureux , si ce n'est de se voir contrainte à renoncer au séjour d'Argos.
ORESTE
Et quel supplice plus cruel que de fuir loin de
sa patrie!.',... Et moi j'abandonne le palais de mes pères, et c'est pour paraître deyant un tribunal étranger, comme un criminel souille du sang d'une mère !