‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 11Chapitre 34 sur 100 · I.ES DIOSCURES · texte numérisé non relu

I.ES DIOSCURES

Rassure-toi. Tu vas dans la ville sainte de Pallas. Supporte tes maux avec fermeté.

ELECTRE

mon frère! que Je te presse contre mon sein! . . Hélas ! les cruelles imprécations d'une mère nous forcent à quitter la maison paternelle.

ORESTE

Presse dans tes brasjle corps d'un malheureux frère. Répands sur lui des larmes, comme sur le tombeau d'un mort.

LES DIOSCURES

Hélas ! bêlas ! Quels douloureux accens ! . . . .

Les dieux mêmes n'entendent point tes plaintes sans être émus. Ni moi , ni aucun des babitans du cid ne sommes inaccessibles à la pitié envers les mortels infortunés.

ORESTE

Je ne te verrai plus !

ELECTRE

Tu m'es ravi pour jamais î

l38 ELECTRE,

ORESTE

C'est la dernière fois que je l'adresse la parole.

ELECTRE

Adieu, ville chérie! Adieu, chères concitoyennes!

ORESTE

Fidèle amie !••••« Déjà tu t'éloignes de moi......

ELECTRE

Je te quitte , les yeux baignés de pleurs.

ORESTE

Adieu, Pylade. Suis l'épouse qui t'est destinée.

LES DIOSGURES.

Laisse-les s'occuper du soin de cet hymen. Pars pour Athènes. Dérobe-toi aux poursuites des furies '; car elles s'avancent d'un pas terrible, les mains armées de serpens, noires divinités, chargées du fruit amer des effrayantes douleurs. — Pour nous, il est temps d'aller d'un vol rapide sur la mer de Sicile eî»de sauver les vaisseaux battus de l'orage. Occupés sans cesse à parcourir la plaine éthérée, nous laissons les impies périr sans secours, mais nous sauvons ceux à qui la piété et la justice sont chères, et nous les délivrons des dangers les

' Grec : De$ chiennes.

TRAGÉDIE d'eURIPIDB. l5g

plus menaçans. Que personne donc ne livre son cœur à l'injustice , ou ne monte sur le même vaisseau que les parjures. C'est un dieu qui parle ainsi aux mortels.

^ LE CHOEUR

Puisse la joie régner dans vos cœurs *1 Heureux le mortel qui peut se livrer à la joie et qui n'est point en proie à de funestes revers!

' Il par^ que c'est aux spectateur» que le poète adresse ce ▼œu. Il est exprime par la formule ordinaire de la salutation : H^'ouistez'-vous. C'est une expression- qui correspond dans Tu^ «âge au mot adieu»

FIN d'ÉLECTRÈ.

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