‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 11Chapitre 59 sur 100 · I.K CTGLOPB, à Silène · texte numérisé non relu

I.K CTGLOPB, à Silène

M*y voici. Pourcpioi, s'il vous plaît, placer la coupe derrière moi?

SILÈHE.

De peur qu'on ne Fenlève à votre barbe.

Je comprends. Tu veux, boire en cachette. Metsla sous mes yeux, (à Ufysse.) Cà vous, 6 étranger? dites-moi votre nom.

ULYSSE

Je m'appelle Personne '• Mais quel retour puis^ je espérer de vous en faveur du vin?

LE GYCLOPK.

Va, je te croquerai le dernier.

ULYSSE

" Consolante faveur pour un hôte !

' Matière à une ^q^oiroqne komëriqne^ qn'oii tenra 4jum h

b'burifide. 267

LE CTGLOPE , à SUène.

Holà; ho, Silène, que fais-tu là? Tu bois, je pense, coquin, etc.

Jeu de théâtre qui sent la farce, mais qui n'est pas méprisable en ce genre. Il s'agit en général d'une petite scène, telle à-péu-près que celle de Scaramouche ^ qui escamote le vin de Pierrot. Silène, comme échanson de Polyphême, trouve le secret de boire cinq ou six rasades, tantôt en cachette, ainsi qu'on vient de le voir, tantôt sous prétexte de faire l'essai du vin , tantôt pour attendre que son maître ait pris une couronne de roses, suivant l'usage des buveurs, tantôt pour l'instruire à boire avec grâce et en buveur du bel air. Le Cyclope las de ces petits tours de passe-passe, veut qu'à la place du vieillard, Ulysse lui serve à boire.

LE CYGLOPE.

Etranger, prends l'outre, et sois mon échanson.

XTLTJiSE.

Vous faites bien. La vigne est accoutumée à ma main.

LE GTCLOPE.

Verse. *

ULYSSE

Prenez, taisez- vous seulement.

' Dans Faneien Théâtre-itaUen.

258 LE CYCLOPB

LE CYCLOPE

Chose difficile pour un buveur !

ULYSSE versant encore.

Allons ; il n'en faut rien laisser. Un brave buveur doit boire jusqu'à perte d'haleine et de vin.

Dieux ! la sagesse voltige sur ce jus.

A peine Polyphême a-t-il encore redoublé, qu'il se trouble. Il s'imagine nager sur les flots de Ja mer; il voit le ciel confondu avec la terre; il voit Jupiter sur son trône entouré de la cour des dieux. Enfin le monstre, succombant à l'ivresse, comme^ dans le Lutrin y la Mollesse à la fatigue d'avoir parlé :

Soupire , étend les bras , ferme rœîl et s endort.

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