‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 11Chapitre 93 sur 100 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

phane^ comme on le verra par les pi*euye$ *. Je le suivrai préfërablément à celui qu'on troute dans les éditions , et que voici :

1 Phttus.

2 Les Nuées.

3 Les Grenouilles.

4 Les Che9aliers.

5 Les Achcuniens.

6 Les Guêpes.

7 La Paix.

8 Les Oiseaux.

9 Les Harangueuses.

10 Les Fêtes de Cérès.

11 Lysistrata.

On s*est peu embarrassé de rechercJier avec soin les dates de toutes les pièces d'Eschyle^ de Sophocle et d'Euripide, parce que ce sont des tragédies toutr à-fait indépendantes du temps où elles ont été jouées, les sujets de ces tragédies étant des faits antérieurs, la plupart Êibuleax et connus comme tels. Mais il n'en est pas de mémo

' Samuel Petit , Misceîlan Palmer > in exercitat, Spanheitty Kuater , etc.

imjèUMINAIRES. 455

d'Aristopliane. Ses pièces sont telkment liées au temps où il les composait^ que la plupart des traits les plus délicats et les plus agréables seraient inintelligibles^ si If'on ne fixait les faits contem* porains dont ils dépendent ^ et par conséquent la véritable époque de chaque pièce. Ce travail, entre^ pris sur le rapport des comédies qui nous restent , a été d'autant plus» nécessaire que les' scholiastes . mêmes ^ dont nous avons d'ailleurs tant de remarques précieuses , sont quelquefois tombés^ dans de grandes bévues , Êiute d'avoir débrouillé les temps* Quantité de savahs y sont tombés après eux sur leur autorité.

VI. Comme il ne suffit pas de marquer les temps, si l*on n'y joint les faits et les événemens qui y tiennent , j'ai cru devoir mettre d'abord sous les yeux du lecteur les fastes de tout ce qui s'est passé de plus remarquable dans la fameuse guerre du Péloponnèse. Les comédies d'Aristophane, pour . être bien comprises, demanderaient une bonne histoire grec^e. Pour y suppléer , f ai tiré ces fastes de la dironologie du P. Pétau ; et j'ai quelquefois ajouté l'autorité du poète comique à celle de Thucydide , historien delà plus grande partie de

fs

456 OWERTATIOU»

cette f^etre. U suffira de les partourir d^abovd; mais on pourra j avoir recours en lisant chaque pièce , p^culièirement les Achamiens y les CheviiUerSy la peàx. Ces trois comédies ne sauraient s'en passer ; et quoicju^en les traitant^ j'aie rapproche et même âendu les feits auxquels elles font allusion, un coup-d'oeil sur les fastes y jettera encore plus de dairté. On troilv^ra peut-être une difficulté sur les archontes marqués dans les comédies^ c'est qu'ils semblent ne pas s'accorder toujours avec ceux qu'a marqués le P. Pétau ; mais il est aisé d'en faire l'accord en ayant ^artl aux années commençantes ou finissantes de cbague archonte. Par là on concilier^ les schqliastes d'Â.^ ristophane, avec les fastes dont je me sers.

Thucydide lui-même nous avertit au sujet de^ la guerre du Péloponnèse > dont il donne lliis-toire y « de nous cq tenir à sa manière de suppu- » ter les années par les étés et par les hivers^^ ^ sans égard à l'énumératipp et à, la 3Uite desar-» ^ chontes Athéniens, ou des autres, soit magifr» î» trats, soit généraux, de quelque pays, parce » que\^^te ^uue supputation nous jetterait d^

» l'embarras > h cause des divers eommencemeus n de leurs charges ^ »

Vn. Je prie le lecteur de ne pas dédaigner ces recherches, sous prétexte que leur objet est de trouver le mot pour rire dans des comédies. Je conviens qu'il est fôcheux pour elles d'avoir besoin de tant d'apprêt pour nous réjouir, et que la satyre perd une partie de son prix , quand il faut la deviner. Mais tel est le sort des plaisante* ries et des bons mots. Leur sel dépend de rapports fins , et disparaît avec eux en moins d'un siècle. Boîleau a cru devoir se procurer un commentaire de son vivant. Molière en aurait presque autant de besoin que lui ' ; comment Aristophane pourrait-il s'en passer ?

"Tkacydide, 1.5.

' Nous ayons maintenant une excellente éditkm de Molière^ avec les notes et les observations de M. Bret , en huit volumes. On 7 voit y dans Favertissement de l'éditeur sur ie Cocu imaginaire y comment a pu s'introduire de diviser plusieurs pièces en actes : d n est aisé d'apercevoir , y lit-on , pourquoi les ëdi- » tears de Molière , depuis 1734 jusqu'à nous , ont partagé cette » pièoe en trois actes. La scène restait vuide après la sixième et. » la dix-septième scène , et ils ont pu croire que cette coupure » était indiquée par Molière : c'est ainsi que les premiers cri- ^ tiques ont divisé par conjecture les chefs-d'œuvre des théâti:^ V ai^ciems. ».

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