‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 12Chapitre 18 sur 112 · SCÈNE VL LE HÉRAUT, DICJEOPOUS, THÉORUS · texte numérisé non relu

SCÈNE VL LE HÉRAUT, DICJEOPOUS, THÉORUS

LE HÉRAUT

Thèôrtis, qui avez été envoyé près dé ISifalcès^ paraissez.

THÉ0RV8.

Me voici»

COMÉDIE* 5l

DIG^OPOLIS) à part.

Autre imposteur qu'on fait paraître^

THÉORtS*

Je ne serais pas resté si ]ong-temps en Thrace,

DIG^OPOLIS, à part.

Non certes , si tu n'avais reçu une grosse récompense.

THÉORtJS.

.... Si toute la Thrace n'eût été couverte déneige, et si la force du froid n'eût glacé tous les fleuves , pendant (jue Théognis disputait ici Jç prix de Ja tragédie. Pour moi , je tuais le temps h boire avec Sita^ [ àdôrë AtHènés^ et nous

^ a> r ami ; il va ju$;qu'à, é^'rire

9ur ç ^athéniens . Son fils , que

lïou'j n , souhaitait fort dé venir

màn t pendant lés apàturies. ïî

' Je traduis ici autrement que le P. Bàumoy ^t>ar€é que l'ijiteotjon d'Afi«topbane est ëTidemmeatde tomber sur le motif ridicule et blâmable qui détermina le fils de Sitalcès à venir aux apituries. Le scholiaste d'Aristophane nous dit' de cette fête, qu'elle se cëtétrait pendant trois jours,, dans lé mois pyahepsion. Les Athéniens 9 continue-^il,.appelâieBt'le premier jour ^p/neittu, jour du souper , et cpux 4e la |n^n|e.tçjf)u, se tijaiia,içj|it <jp [our-là dans un souper « où les andouilles fa^aie^t pi^pbablemen4( 1q miçt^ principal. Voici, ajoute le scholiaste, roccgasip^^^e cette fête. M^laathas, roi d'Athènes > fut provoqué a un combat singulier,

52 LES ACHÀRNIENS,

a prié le roi son père de secourir sa nouvelle patrie. Celui-ci a jure dans un sacrifice qu'il enverrait à notre secours une armée si nombreuse , qu*on s'écrierait en la voyant : Quelle prodigieuse quantité de moucherons !

DICiEO POLIS.

Je veux être pendu , si je crois un mot de tout cela, excepté ce qui regarde les moucherons» .

THÉORUS.

Il envoie même avec nous» les plus braves des Thraces.

par XantKius, roi de Bëotie ; à peine arrives au rendez-rous, le premier reproche à celui-ci de se présenter au combat accompa» gné d'un second. Xanthius se retourne et regarde derrière lui ; mais Melauthus saisit ce moment pour le percer et le tuer. Voilà d'où vient à cette fête le nom ^Apaturie , eiKoeTsùfitoc, oii fête de' la ruse, de la tromperie : de là le temple consacre àBacchos Mélanaegide , on coi^vert d^nne peau de chèvre noire ; car le second que Mélanthus feignit de voir derrière Xanthius, lui paraissait revêtu d'une peau de cette espèce. U ne faudrait pas connaître Aristophane , pour ne pas observer qu'il fait allusion ici au nom même de cette fdte , en représentant le prince étranger qui vient dans un jour consacré à la tromperie. En voilà plas quHl n'en faut pour prouver que le P. Brnmoy , en traduisant ainsi : lejils de Sitalcèa souhaitait Jbrt d^ venir prendr» patt à nos JttBs^ n'a pas rendu le vrai sens et la véritable idée dupoëte, pour avoir voulu la rendre plus agréable.

' £es dernières expressions rendent le sens d'un vers entier , que M. Brunck a rétabli dans le texte , d'après trois "Manuscrits de la bibliothèque du Roi. * ' ' \ ' '^

DlCiCOPOLIS.

Et les voilà déjà qui paraissent.

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