POLIS
Dites-moi ce que c'est T fait ainsi des eunuques ?
)RTJS.
'en infesteront pas moins ^0^ qu'on leur donne deux
drachmes.
DIGJEOPOLIS.^
Deux drachmes à ces niais-là? Quel sujet de mm-mure peur ces braves marins , nos défenseurs !
M. Brunck explique ainsi le mot riç , en le mettant dans la bouche de Thëorus.
54 LES ACHARJSIENS,
(Il s^ approche des Odomantes, près desquels se trouve de l'ail.) Ah! malheureux, je suis perdu! Ces Odomantes se jettent sur mon ail : laisserezvous donc cet ail ?
THÉORUS.
Gardez- vous, scélérat, d'approcher de ces genslà , maintenant qu'ils ont goûté de votre ail **
DICJEOPOUS.
Çrytanes ! 3ouffrirè2;-vous quç jusque^ (Jàns le sein de ma patrie, je sois ainsi outragé par des barbares? (A part.) Au reste, je vais empêcher qu'on ne délibère sur Te traitement des Thraces. (Au peuple.) Je vous avertis , messieurs, qu un prodige vient de sç^ Iï^ç^l^:fester , j'^ii sçuti/ une goutte d'eau ^^
LE BÉRÀITT.
Que les Thraces se retirent* Ils se présenteront dan^ trois jours ^ : les Prytanes rompent rassemblée. " ' ' '
'' li,9A9poit9firjoii' L'ail , (lit M. Brunck, leur donnait de l'ardeur pour le dôiÊbit. Cési une âUiision au combat des cècp yauz^quels on en fait prendre âuparaTant. Voy. le* Chei>aliers , ▼. 493.
' L'assemblëe du peuple se séparait et s'ajournait à un autre inoment , toutes les fois qu'il se manifestait quelque présage défâirotrable, i)U qù'it s'i^leVàit quelque tempêté. Aristophane badine idv comme l'ob^i^ve M.'^Pbtàsinét » sîir les prééages: Lé présage en question , et qui en vaut bien un antre pour une as^ semblée faite en place publique , est ici une goutle de pluie.
^ Voy. Sam. Petit, Le§^ atL pag. 277.
scmi^ YIH.
DICJEOPOUS, ÀMRHITHÉUS.
DIGjEOPOLlSy se croyant seul.
Pauvre malheureux! Gomme ils ont rogné mon mets * ! -T-Quoi? Je vois Âmpkiihéus qui arrive de Sparte ! Bon jour , mon cker Ap^phi^éu^
ÀlfPHiTHÉtJS , faisant semblant de continuer sa course.
Laissez , laissez-oiQJ, ^i^iiiç J J^e suis poursuivi par les Âcharniens.
DICiBORQ^S,
Qu'y a-t-il, donc?
fortet la paix. Mon ieillM^s aw^tçi;^ , de , des Acharniens en e leur force : ah! per^ nos vignes S0nê ^moie temps des pierres
' juuTTùoTffv, muretum , pulmentarium. Nous avons sur la confection de ce ragoût favori des^apciens , et recherché encore. dfLU» plusieurs de nos provinces, un petit poème latin sous le noinde Virgile. Yoy. sur les effets de ce mets , Dioscoride 1 1 , 146.
' Aristophane représente ici , observe très4>ien M. Poinsinet , kAlkf^offips,jç<mm 4» W«ÎPU»> ç4«j)lp»i d9 nfi point>faire de ^ a,Y«* ^ IffWcW* ^P ym^fk,
66 LES AGHAUNItîïS ,
dans leur manteau : j'ai fui , mais ils n'ont cesse de me poursuivi'e avec de grands cris.
DIGjEOPOLXS.
Laissons les crier. Où sont les traites?
AKPHITBÉUS.
Tenez , voyez ces essais f , En voici de cinq feuilles ; jprenez et goiutezi.
mGisoiPOi«is Fi!
AMPBITHÉUS.
Quoi?
Il n'est point de mon goût : il sent la poîx et le goudron de vaisseau.
AH^HITHÉUS.
Goûtez de celui-ci qui a dix feuilles.
DICJR0POI.IS.
Il seiU cruell^nent les ambassades multipliées auprès des alliés ^ au sujet de leur lenteur à nous secourir^
iJkfPHXTBÉVS.
Eh bien , voici un traité de trente ans sur terre et sur mer.
' Cest le mot propre pour désigner des essais de vin. Allégorie ingénieuse pour se faire entendse de gens qui aiment le y'm>.
COMÉDIE. 5j
DICBOPOLIS.
Vive Bacchus ! Celui-ci est pure ambroisie, vrai nefctar. Ce n'est pas là un ordre de préparer et d'emporter avec moi des vivres pour trois jours ». J'y lis bien clairement : F^a où tu voudras. J'accepte ce traité , je le ratifie , et Je vais boire à mon aise. Quant aux Acharniens , je leur tire ma révérence. Pour moi, libre de soucis, loin des armes, je vais, dans le fond de ma campagne, célébrer les bacchanales 2.
AMPHITHÉUS.
t Et moi , je continue à m'enfuir , pour ne pas tomber au pouvoir des Acharniens.
en campagne, étaient obliges le vivres qu^ils emportaient X, v> 3ia ; sur les Guêpes,
:il ne faut pas, dit BI.|6r'unck ;s fêtes avec les ^énéenne8.
lage dans le mois posidéon : et ie de la ville appelée le Marais, cc-ci ayant été jouée pendant les fîtes lénéennes , le schdliaste a concln que les dionysiaques cliampétres célébrées ici par Dicasopolis , étaient la même fête. Mais Dicsopolis retenu à la ville par les motifs que nous avons ¥08, n'a pu célébrer les premières fêtes, particulières à la campagne, dans lear temps marqué; et il profite pour cela du premier moment de libre qu'il a. En conséquence , la description de la bacchanale champêtre , décrite ci-après , ne détermine rien pour l'époque de la représentation de cette comédie.
5$ LES AGIIAKiHIENS ^