‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 12Chapitre 25 sur 112 · SCENE IL LE CHOEUR, DICjEOPCXiS · texte numérisé non relu

SCENE IL LE CHOEUR, DICjEOPCXiS

LE CHOEUR

C'est lui-même ; c'est lui. Jetez ^ jetez, jetez, jetez : frappez ce maraud. Ne jéterez-yous pas? Né jetercz-vbus donc pas?

DICiEOPOLIS.

Oh ! oh ! Qu'est ceci? Ils en renient à ma niar-

HOEUR.

en voulons h ta tête , scé-

lOPÔLIS.

les plus respectables des

lE CHOEtlC.

Tu le demandes? Tu oses lever les yeux sur nous : toi , qui , à l'imputtence et à la scélératesse , joins ëfléoife M tHMson ëmèri ta pitRëi N'àsi^tu pas, k èda déWiffîâzt , fài( poxiv foi seul un traité particulier?

64 I^ES ACHARNIENS,

DlCiEOPOLIS. *

\ous ignorez les motifs de ma conduite. Apprenez-les.

LE CH^UR

Nous! T'écouter? Tu périras : nous t'allons accabler de pierres. ,

DICiEOPOLIS.

Vous n'en ferez rien , avant de m'entendrcé Vous êtes trop humains pour me refuser ce délai.

tE GHOEUA.

Nous ne différerons pas : tu n'en diras pas davantage. Tu nous deviens plus odieux que Cléon : nous le mettrons aussi quelque jour sous les pieds des chevaliers. . D'après ton alliance avec .les Lacédémoniens , nous ne pourrions te permettre de longs discours : nous ne .devons penser qu'à te punir. .

mCJEOPOLIS.

O aimables gens ! Laissez -là les Lacédémoniens : et jugez si j'ai eu raison de traiter avec euy. .

£t comment pourrai&-tu avoir eu raison , dè$ que tu as traité avec des gens qui n'ont ni foi, ni loi, ni serment?

€<MlfÉDIfi. 65

DIGJSOPOLIS*

Mais permettez. Les Laoedémoniens contre lesquels nous sommes trop prévenue ^ ne sont pas les auteurs de tous nos maux.

LE GH€BXrR* '

Ils ne le sont pas de tous nos maux? scélérat ! Voilà ce que tu te permets de dire en notre présence? Et nous t'épargnerions?

DIG^OPOLIS.

Non , de tous : non, ils ne le sont pas de tous : Et moi , que vous voyez , je pourrais vous montrer de plus d'ime manieref, que vous leur avez fait plus d'un outrage !

LE CnOElTIi.

' t doit nous échauffer

la 1 de nous^ parler ainsi

en '

>xis.

( parle , que j'éclaire le

peuple; et je le ferai, eussé-je la tête sur un billot.

LE CHOEUR

Allons , cliers compatriotes , pourquoi Uktàer à le lapider et à faire ruisseler son sang •?

' Grec : ji le déchirer jusqu^à le couvrir de la couleur phéni' derme*

66 LES ACHARMENS;

. Ob.\ quel nouvel excès de colère vous saisit! You5 ne m'écoutcreK pps, vous ne m'écouterez pas, dis-je, ô Acharniens!

- filon y du tout.

piGJEOPOLIS.

Rien de plus injuste.

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