ACTE PREMIER
Dicœopolis ou le bon citoyen parait seul : c*«st un Acharnien désolé des pertes qu'il a souffertes et repassant d^ le matin tous les sujets de chagrin qu'il a, il n'en trouve qu'un seul de joie, à savoir les cinq talens ' que Cléon a été obligé de vomin Ce sont ses termes. Il le taxe, dit le scholiaste^, d'avoir reçu de certains insulaires les cinq talens ,
f fin talent, environ mille écva.
f p'après Théopompe.
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i conditicm d'eagager la répuUique à diminuer leur tribut annuel. Les Chevaliers ? , ses ennemis déclares ; lui en firent un procès, et ^e contraignirent de rendre gorg^ ^^ pour user du terme d'Aristophane. Il en fait ciompliment aux Chevaliers, comme d'une action digne de la Grèce.
Mais d'un autre côté Dicaeopolis est afflige de voir tout changé dans Athènes jusqu'au goût ; par
3 les pièces de Théoné ici sur les doigts as; c'est sa manie, long-temps à atteni. Il se plaint de ce lé, et tâche d'éviter qu'on donnait aux ; et leur faire payer lagistrats même ne i disposés du reste à se disputer les prêtée une assemblée^.
' liC^ Gheralieit , sepond ordre des qualité d'Alhènès.^Oa en parlera aûlcurs.
'|lad. Daeier dit qaé ces eincf li|l«itt furent donnes à Âriiiepluneaprès la comëdie des OhtPaliefv^ pour avoir jonë Cléon. Ç'eit une méprise vifible. La comédie dos Chtpmturs «st pesi^rieure. »
' Le lien de Passemblëo dû peuple, se nommait îlvû^jpar allu- .'io|i ^ox moissons épaisses. Les principawi^ mag istr«ta s'appe-
12 LBS AGHÀimiENS^
« Mais hëlas , dit-il y ils ne se soucient point de la » poix. Je suis le seul qui soupire après elle /et » qui i-egrette mon village. » La raison qu'il en apporte y c'est que son champ ne lui dit point , va adieter du charbon , de l'huile^ du vinaigre. 11 produit tout.
Dicseopolis las de tant d'assemblées qui ne produisent rien , va donc à celle-ci résolu de ti-oubler tout, si l'on y parle d'autre chose que de la paix qu'il souhaite. Aussitôt le théâtre se remplit de magisU*ats du Prytanée qui se précipitent pour ^re les premiers jjacés ^ Un hérault les fait ranger et demande qui veut parler ^. Amphithéus se présente. Il commence par prouver qu'il est issu des dieux , et que les dieux lui ont ordonné de parler de paix. Cet Amphithéus représente un noble gueux. Car après avoir fait sa généalogie divine y il se plaint de n'avoir pas un sol ; mais au mot de paix avec les Lacédémoniens ^ on le (ait chasser. Dicseopolis remontre que c'est une injustice de traiter si mal un homme qui veut procurer le bien de la patrie. On le fait taire lui-même.
iaient frjftanÊ» ^yipwtic»t^\ par rapport au lien- où ils ' s'assemblaient eiLtraordinairement, nomme Pryuàïm. C'était mi' palaU où l'on entretenait aux frais cb la république*, ceux qui s'étaient distingués par quelque service signalé .
' Aristophane raille souvent sur cette puérile pr^c^itation. ' Formale ordinaire.
COMÉDIE. i3
iirsqpliqu«.,A. rinstaat, on annonce les ambassa"
deurs d'Adiènes qui reviennent de la cour du roi
de Perse.. Leur scène est curieuse ^ car ils disent
d'abord qu'ils ont ëté députés depuis douze ans'
avec deux, drachmes ^^ par JQ»r. C'est un ridicule
que le poëte veut donner à ceux qui briguaient
les ambassades et les prolongeaient pour s'enrichir «
Il n'en veut pas mcnns au gouvemeioiient qu'il
taxe de profusion et de folles dépenses en dépu«
talions inutiles. Les ambassadeurs disent qu'ils
ont beaucoup soufiert en chemin , qu'on les a par«
faitement bien reçus, qu'ils ont beaucoup bu et
mangé pour se distinguer auprès des Perses qui
n ^ent et mangent beau-
c de leur long retarde-
1 ads repas qu'il leur a
i i de leur ambassade ,
i le favori du roi. Cela
e ie de Dicseopolis qui ,
M république soit aussi
rogé répond dans son langage barbare d'une manière inintelligible. Dicseopolis le tire à quartier, et, tenant au fait, il demande si le roi envoie de l'argent à Athènes
' Depais l'archonte Enthymène , il yeut dire depnis fort longtemps.
' Vne drachme , environ dix so>s.
i4 LES ACHAftÉIÉN^^
et si les députa noUTellemaat revenus ne trMà< pent fioint le peuple. II répond lui-ixiéttie pour le Satrape, comme a'il hiî voyait faire des signes qui signifient ncn pour le premier article y et oui au second. Le hëraidt FînteiTompt et déclare au Satrape que le sénat le prie d'aller au Prytanée ' , où il sera bien reçu. Dicaeopolis e^t indigné de cette duperie. Quoi, dit-il^ faire à des ambassadeur» subornés un humeur qui n'est àé. qu'aux véritables ( Etre assez insensé pour vouloir être séduit par ces mascarades; pout peu qu'on nous flatte de fausses espérances de secours contre les Lacé^ démoniens! Tetle est au moins là pensée du bon citoyen. Il prend le parti de tirer à l'écart Amuf^i-i^ théus, et il lui dit à l'oreille ^ poiEir acheva: le» ambassa^urs et le gouvernement : « Prenez*mof M ces deuit drachme^ que je vous doime, et faites y» aUianee pour moi seul et ma famille avec les La- » cédémoniens. {à part.) Vous auu*es , Messieurs , n envoyez et recevez des ambassadeurs tsint qu'il » vous plaira, et bayez aux cox'neilled^. »
Le héraut appelle 1 son tour Théorusy qu'on avait envoyé chez le roi de Thracé.
' Palais où on logeait lea ambasM^nrs. Toyéz la noté précédente.
COMÉOIE. 1 5
BICiAolPOLIS k part.
Autre imposteur gagé pour nous amuser.
THÉOftUS.
Je ne serais pas reste' si long-temps en Tfarace ^
DiCiiOPOLis k part.
Si tu n'avais eu une grosse récompense.
ent rendu les chen que Théognis don^ digne à ses poésies Sitalcès. En vérité ivons pas de meilporie sa tendresse charmons Athé- 3ns fait Athénien ^ *e part à nos fêtes ^ cîourir sa nouvelle sacrifice , qu'il en- >es armées sont si les voyant , quelle prodigieuse quantité de moucherons ^ !
' Allusion aux bergers , qui grayent sur T^corce le nom des bergères qu^ils aiment.
' Trait de satyre contre la yoracité des troupes étrangères ?ni mangaient l'État 9 quand il les appelait.
l6 LÉS ACBAKBtEVS f
DIC^OPOLU.
Je veux être pendu si j'en crois un inot^