‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 12Chapitre 5 sur 112 · THÉ0RI7S · texte numérisé non relu

THÉ0RI7S

Il envoie même avec nous les plus brave»

Thraciens*

Le hérault les appelle^ C'étaient des Odoman<* tes ^ f peuple féroce , grands mangeurs d'ail , et qui demandaient pour solde deux drachmes : chose à remarquer. Dicœopolis peu content de ces trou-pes auxiliaires qui dévoraient la république^ trouve Xtiojea de faire rompre l'assemblée sotis prétexte d'une superstition. Tout s'en va y hoi-s Dicœopolid qui aperçoit son ami Amphithéus. Celui-ci re-* vient; comme on voit, en bi^i peu de temps. Mais Aristophane cherche ici beaucoup plus le plaisant que le vraisemblable. Il y parait par l'assemblée ridicule qu'il fait tenir, et par sa har-* dies^e à jouer des ambassadeurs , des rois , des alliés ettoutFEtat.

« J^actt)urais , dit Amphithéus , pour vous » apporter la paix. Mon dessein a été éventé paï* » des vieillards .austères, de vrais guerriers de » Marathon^, des Acharniens en un mot, qui

^ Odomantei , naiio^ vers le fleuve StrymoD.

* Gela a l'air de la raillerie. Les Athéniens ne voyaient rien dcr pins grand que leurs anciens guerriers qui gt irouYèrent à U

conÈùïË. 17

* drïaient de toutç leur force : Ah perfide ! tu » portes la paix, et nos \ignes.sojQt brûlées! Ils » prennent des pierres : je fuis* Mais ils n'ont >' cessé de me poursuivre avec de grands cris, »

DICiBOPOLifl.

Laissons-les crier. Où sont les traités?

AMPHITHÉtIS4

J^en aï de trois goûts. En Toici de cinq ans, goûtez. (Il en parle comme des vins.)

DlCjfiOPOLlS, faisant une grimace*

Fil celui-ci sent la poix et le goudron de vais^ sea ottes qu^on équipait pour

la

tlTBÉtJS.

îeuilleSé secouant la tête, core un peu aigte. 11 sent

bataille de Marathon. Ils y ûrent cli eflTet des prodigc$ de valeur^.

Aussi perp^tua-t'On leur mëmoire par quantité dè^ in'onu'meiii.

Eschyle avait le sien aussi bien que Miltiade , au rapport de

Pausanias ( i/i Mùcis, ) « Lt^ Marathoniens disent ^ ajoute-t-il , «que durant le combat , il parut un homme vêtu et armé en » paysan , qu'il tua quantité de barbares avec une espèce de soc » de charrue « et qu'ensuite il disparut. L'orade consulté au su- » jet de cet homme , ne répondit rien autre chose au* Athéniens i » sinon qu'ils eussent à révérer le hérot de la charrue^ajérhe» a en son honneur un monument de marbr0^||BK^]|^^^!»7^<i y^^-

XII fôpk;;^^

l8 LES ACHARKIENS,

les allées et venues des ambassadeurs , et le retardement des allies.

AMPHITBÉUS.

Eh ! bien , en voilà un autre de trente ans sur mer et sur terre.

DICJEOPOLIS.

Doi|mez , donnez. dieu ! celui-ci est pure ambrosie^ vrai nectar, etc. *

Ce n*est là qu'un essai des fréquentes allégories dont Aristophane est rempli* Dicaeopolis content d'avoir sa recette, qui le délivre désormais de toute crainte^ remercie son ami. Amphithéus se retire pour ne pas rencontrer les Âcharniens^oi le poursuivent; et l'autre va chez lui pour préparer un sacrifice à Bacchùs en action de grâces du bienfait qu'il vient de recevoir.

Les Acharniens entrent tumultuairement sur le théâti-e. Ils se séparent en deux demi-chœnrs , et cherchent partout , mais en vain , le porteur de traités pour le lapider, comme si un traite de paix eût été à leur égard une marchandise de contrebande.

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