‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 12Chapitre 47 sur 112 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES lUÊMES , UN HÉRAUT,

LE HÉRAUT

Peuples , écoutez. Suivant vos usages, videz vos congés au bruit des trompettes. Le premier qui en sera quitte , aura l'outre Ctésiphonienne ' .

mCJBOPOLIS.

Enfans, femmes, que faites-vous donc?N'avezvous pas entendu? Que tardez-vous à obéir au Héraut? Allons , grand feu partout : retirez-moi les lièvres de la brodbe : qu'on m'en apporte de petites pour cuire les grives , et qu'on me prépare des couronnes au plus vite.

s On retrouye dans cet endroit la manière dont on célébrait la fête des coupes. Nous ayons yu plus haut le motif de cette fête. Le but qu'on s'y proposait était de s'exercer à boire à qui mieux mieux. On y buyait au son des trompettes^ et celui qui ayait le plutA^ yidé son congé, remportait le prix, qui était une outre pleine de vin.

L* outre Ctésiphonienne est une grande outre, ainsi dénommée à cause de la grosseur de Ctésiphon, qu'Aristophane tourne par-là en ridicule.

LEGHOfitTR.

Nous VOUS louons pour votre prudence, et encore plus pour le festin que vous préparez-là.

DIGJEOPOLIS.

Que direz-vous donc , quand vous verrez la manière dont ces grives seront cuites?

LE CHOEUR

Vous avez raison.

DIGiEOPOLIS. ^

Ranimez-moi ce feu.

LE CHOEUR

Vous apercevez-vous, comme à l'instar d'un cuisinier, il sait tout disposer pour Un festin?

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