LES PRÉCÉDENS, CLÉON
GLÉON.
Que je périsse de tous les genres de supplices y si tu ne succombes de cette fois-ci , pourvu qu'il me reste quelques vestiges de mon ancienne fourberie.
LE VENDEUR DE BOUDINS
J'aime tes menaces. Les fumées de ta jactance me font rire. Allons, fais quelques gambades; je vais chanter à la façon des coucous.
CLÉON
J'en jure par Jupiter^ que jç ne respire plus , si je te fais disparaître en te croquant.
LE VENDEUR DE BOUDINS
Si tu ne me croques? Et moi, que je meure, si
COMÉDI«« 267
je ne t'avale comme une rasade , et si je n'en crèye après.
CLÉON
Je te perdrai : oui , j'en jure par la place élevée que Pylos ma value.
LE VENDEUR DE BOUDINS , en montrant le hant du marche.
La voilà, la place élevée: puisses- tu être rejeté du haut de celle-ci, jusqu'à la plus basse du théâtre !
J'en prends le Ciel à témoin ; oui, je t'attacherai à un pieu.
LE VENDEUR DE BOUDINS
Gomme tu es colère! Eh ! bien, que veux- tu manger ? qu'est-ce qui serait le plus de ton goût? la caisse pul)lique ?
CLÉjON.
Je t ari^^cherai les boyaux avec les ongles.
LE VENDEUR DE BOUDINS
Et moi jerognerai, comme on rogne des ongles, la portion qu'on t'envoie du Prytanée.