‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 14Chapitre 11 sur 125 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LA HUPPE, ÉVELPÏS^PISTHÉTÉRUS.

LÀ HUPPE

Allons, qu'on m'puvre un passage à travers ces broussailles.

ÉVELPIS.

0 Hercule ! Quel monstre ! quel plumage ! quelle crête à triple étage !

LA. HUPPE

Quels sont les gens qui me demandent?

ÉVELPIS.

Que les douze grands dieux ' {à part) qui

paraissent avoir pris plaisir à te de'figurer.

LA HUPPE

Vous me raillez sans doute à cause de mon plumage? Sachez, mes amis , que j'ai été homme aus^-bien que vous.

ÉVELPIS.

Ce n'est pas de vous que nous nous mo^upu^.

LÀ HUPPE

Et de qui donc ?

' L'obMryation d'Évelpis est interrompue ici : il voulait dire fuelque chose d'à peu prè« semblable , irxvr« 991 fnn »yot$i» Mais, ^ppë de la laideur de Térëe , il se détourne et dit , à part et k voix basse : u^«viv licivpi^Ki 9t. ^

lOO LES OISEAUX,

éVEtprs.

Votre bec nous paraît grotesque ^

LA. HUPPE

C'est ainsi que Sophocle dans ses tragédies habille le pauvre Térée.

ÉVE^PiS.

Vous êtes donc en effet Térée? Est-ce Oiseau ou paon?

LA HUPPS.

Oui , je suis Oiseau ^.

ÉYELPIS.

Où sont donc vos plumes?

LA HUPPE

Elles sont tombées.

ÉVELPIS.

Par quelque maladie apparemment?

LA HUPPE

Non pas; mais c'est l'ordinaire que les Oiseaux

* Le bec de la huppe a deux pouces un quart. Il est légèrement arque; la pointe supérieure dépasse un peu celle du bec inférieur; Tune et Fautre sont assez mousses. M. de Buffon.

> Érelpis joue sur le mot o/niç , qui se dit généralement de tons les Oiseaux, et particulièrement des coqs. Mais il le<prend dans cette dernière* acception en disant à la Luppe : ét:^S'vnus 9fiMtç, et la huppe le prend dans la première signification en répondant : OUI f je suis Oiseau.

COMÉDIB. 101

muent pendant Thiver , pour se revêtir ensuite d'un nouveau plumage. Mais , dites-moi , qui êtes-vous?

ÉVELPIS.

Nous? Des hommes.

Zk HtJPPI.

De quel pays?

éVELPIS.

Du pays des belles galères.

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