‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 14Chapitre 110 sur 125 · UN ENFANT · texte numérisé non relu

UN ENFANT

Maman , maman y maman !

CYNÉSIAS.

Eh bien ! que faites- vous? N'avez-vous pas pitié de cet enfant, qui n*a été lavé depuis six jours, et qui est privé de letter?

MYRRHINE

Oui , il me fait pitié. ]^!ais son père est un paresseux.

GYNÉSIAS.

Venez donc , ô méchante / pour l'amour de l'enfant.

MYRRHINE

Ah ! voilà ce que c'est que d'être mère ! Il faut paraître : car, que faire?

Googk

446 JLYSISTKATA,

CTNÉSIÂS.

Elle me seUible beaucoup plus jeune, et avoir un regard plus tendre ; et , c'est précisément parce qu'elle se montre si peu trai table, et cju'elle me rebute , que je sens pour elle le désir le plus vif.

myrrhiue.

0 très -cher petit enfant d'un mauvais père, viens que je t'embrasse, toi, le plus chéri de ta maman*

GTNÉSIÀS.

Pourquoi donc, mauvaise, en user ainsi, et vous réunir aux autres femmes? Vous êtes cause de mes peines, et de vos ennuis.

MYRRHINE

Ne me touchez pas*

GYNÉSIÀS.

Vous allez donc laisser perdre tout ce que nous avons en commun à la maison*

MYRRBINE.

Je m'en soucie fort peu.

CYNÉSIAS*

Vous souciez-vous donc peu de ce que les poules détruisent tout votre tissu?

MYRRBIITE*

Oui , par Jupiter.

GYNÉSIÂS.

VoTis n'avez pas célébré depuis tant de temps les|orgies de Vénus ! Ne reviendrez-vous pas?

MYRRHINE

Non certes; h moins que vous ne fassiez la paix entre vous, et que vous ne cessiez de guerroyer.

GTNÉSIÀS.

Eh bien ! je ferai encore cela, suivant tes désirs.

MTRRHINE*

Eh bien! je retournerai chez moi, suivant les désirs ; mais maintenant je serai parjure.

GYNÉSIAS.

Au moins restons ici quelque temps ^euls.

MYRRHINÊ.

Point du tout; quoique je ne puisse dire que je ne vous aime pas.

CYNÉSUS.

Vous m'aimez? Pourquoi donc, ô Myrrhine , ne pas rester avec moi ?

MYRRHINE

Quoi, nigaud, en présence de cet enfant?

GYNÉSIÂS.

Hé non pas. Allons, Manès, porte cet enfant à la maison.

/GooqIc

448 LYSISTRATA

Page 1