‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 14Chapitre 111 sur 125 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MYRRHEŒ, CYNÉSIAS.

CTIïÉSUS*

Ton fik ne nous gêne plus : eh bien ! ma mie':

MYRRHIIÏE.

Mais, ô infôme, où veux -tu que nous nous mettions pour cela ?

CYNÉSIAS.

Nous serons très-bien dans Tantre de Pan.

MYRRHINE

Mais comment pourrai -je rentrer dans la citadelle avec ma pureté ?

CYNÉSIAS.

C'est très-aisé : tu te laveras dans la Clepsydre '.

MYRRHIlTE.

J'irai donc ainsi , ô malheureux , contre mes sermens?

CYNÉSlAS.

Que le mal m'arrive. Ne sois pas inquiète de ton serment,

MYRRBINE*

Eh bien ! je vais apporter un petit lit.

1 Fontaine de la yille d'Athènes , qui coulait de la citadelle. Voyea Hésychius.

«>> --i n u*\Wkt t '■

CTirfiSlAS.

Non, non : il nous suiEi^a d*étre par terre.

MTRIUaiNE.

Oh ! j'en jure par Apollon , non je ne soufirirai pa» , maigre tes vifs empressemens , cjue tu t'étendes par terre.

GYNÉSIAS 9 à part.

Ma femme m'aime : c'est assez clair.

MYRRHINE

Allons, vite , couche-toi , et je vais me déshabiller. Mais , peste » ! j'ai oublié d'apporter une natte.

' Ti dVnMc. Ekt hatfwmiuy «eu interjectio affectum aiUmi significans, siye mirantis, siye dolentis , siye indignantis , nec alio T«rbo meliùs reddi potest , quâm Gomicis Latinis frequentissimo, p9ru. Plaut. Truc* III, 3, ai :

Perii ! rabonem? Quam ease dicam banc beUuam ? Terent. Eun, 11,3, 69:

Perii! Numquàmne etiam me illam yidisse?

Alia Gomicis Latinis non minus fréquent! interjectione usas sum, mabtm , in Acham, 1 149* rô (^èv« aliud quid significat ; nempe xaer lùf^fiivfih 9 ut ait scholiastes , te cecdVè^v. Scilicet idem olim quod hodie contigit, ut proletarius sermo animi affectus quosdam significaret yocabulis è re yenereà sumptis. Ttalorum etiam polir tissimi yocem cazzo, qua primaria sua significatione non utuntur, nîsî indecore tùSu^fi^fiivoîivttç, fréquenter pro interjectione adhibent, plané idem significante quod Gomici r» dVèvae , et Latinorum perii, Nostrûm autem quis sibi in totâ yitft ade6 teniperayit, ut illi nunquÂm ezciderit :

- Ce mot des Français rëyérë ,

— - ^tf!

450 LTSISTftATA.

Quelle natte? Je n'en ai pas besoin.

XTliiiHnfB* <%! par Diane ^ il serait honteux de concher sur des sangles.

CTNÉSIAS.

Viens que je t'embrasse.

XTRRHIlfE.

Tiens.

GTSiSIàS.

Papaiax ! Reviens donc au {dus vite ici.

KTRRHIlffi.

Voilà une natte ; cotoche-tw ; je vais me déshabiller ; mais ^ peste y tu n'as pas d'oreiller.

CYHÉSIAi.

Je n'en ai pas besoin.

MYRRHINE

Mais il m'en faut.

Pour cela ! c'est un Hercule que vous recevez chez vous ^* •

Mot énergique ati pkishr consacré , Ilot que souyent te profime ynlgHire Indignement prononce en sa colèrie?

> Profecto pénis iste,atiHèircitles'ho^itio'èkdj[^it^. C'est un

XYRftBIIHL

Allons^ soulève- toi.

CTStaAS.

J^ai tout ce qu'il me faut.

icvaftBiiéB.

Tout, dis-tu?

QYJUiSlkS.

Allons donc , mon trésor.

KTRRHIUB.

Voilà que je défais mon pocte^-gorge ; ressoUiviens -toi bien de ne pas me manquer de parole au siijet de la paix que tu m'as promis de faire. *

0TNÉ8IAS.

Que je meure plutôt, j'en jure.

MVlUlHUrE.

Mais tu n'as pas de couverture.

Et parbleu ce n'est pas nécessaire : je veux te presser dans mes bras»

XtURHim.

Paix, paix : tu te sastisferas. Je reviens à l'instant. Cette femme me fera périr avec ses couvertures.

proverbe det Athéniens qui , pour peindre un glouton , un homme incapable de se prêter à la lenteur des préparatifs, disaient. HtflxxkU ÇfvfÇfToet. Voy. Suidas , k ce mot.

Dig^ed by CjOOQ IC

45l LTSISTRATA,

XTRRBINB.

Tenez-vous droite

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