UN HÉRAUT LACÉDÉMONTEN, UN MAGISTRAT D'ATHÈNES
LE HÉRiiUT.
Ou sont les sénateurs athéniens , ou plutôt où sont lés magistrats? J'ai à communiquer quelque chose de nouveau.
LE MAGISTRAT
Etes-vous un homme , ou un satire <?
LE HÉRAUT
Mon petit homme ^ je suis un héraut : j'en jure par les Gémeaux. Je viens de Sparte pour parler de paix.
LE MAGISTRAT
Vous êtes donc venu portant voti'e hache sous le hras?
' X,ni99ttk9ç. C'éUit le dieu Priape des Lampsaoéaieiis. StraK
xm.
'-y COMÉDIE. 457
tjS HÉRA.UT%
Non pas moi , certes.
LE MiGISTRiiT.
Pourquoi vous agitez-vous? Pourquoi retirezvous votre manteau? Vous seriez -vous écorché dans la route?
LE HÉRiiUT.
Par Castor^ voilà un sot homme.
LE MAGISTRAT
Mais^ ô impudent, vous ressemblez à un Priape.
LE HÉRAUT
Non pas moi y en vérité. Ne plaisantez pas.
LS.JCÀGISTRAT.
Mais qu*avez-vous là?
LE HÉRAUT
C'est une verge laconienne.
LE MAGISTRAT
Laissons là cette verge laconienne; mais ditesmoi la vérité, comme si je la savais déjà : comment vont les affaires àLacédémone?
LE HÉRAUT
A Lacédémone, tout est en Tair : tous les alliés sont aussi en l'air. Il leur faut une Pellène.
LE MAGISTRAT
D'où vous est venu ce fléau? Serait-ce de Pan?
/ 4$$ LTSISTRAtA,
US Hltl^iiUT*
Non. Lampilo en est sevUe la premiète cause t puis les autres feI^mes Spartiates ensemble , qui ^ d'un commun accord y excluent leurs maris de leurs couches.
LE MÂGISTEÂT.
En quel état êtes-vous donc?
LE HÉRAUT
Nous souffrons; nous marchons dans les rues tout courbes y comme si nous portio^^ des lanternes , et les femmes ne nous permettent pas même de les toucher avant que.nous ayons tous consenti à donner la paix à la Grèce.
Lfi MÀOISTEiiT.
Ah ! de toutes parts ^ les femmes ont pris ce parti. J'entends maintenant* Allez vite dire chez vous qu'ils envoyent iqi des plénipotentiaires pour traiter de la paix : pour ^Joi , je vais engager le sénat à en envoyer d'ici , en leur montrant dans quel état je suis ^
Je vais me dépêçJn^çr : yotrc idée est parfaite^ * Mostrandoli qaesto membro.
- DigyJizÊdbydOOOlÇ'