SCÈNE IL CHOEUR DE FËMMË8 , GfK»:im DE VIEILLARDS
CHCBUE DE YlBtLLkKDS.
Il n'y a point d'être plus indomptable que la femme : ni le feu, ni l'audacieuse panthère, ne le sont plus qu'elle.
GBOEfJli BP FEl^KES^
Dites* moi : vous savez^ cela y et vors faites la guerre, tandis, malheureux, que vous pourriez trouver en moi une amie sûre?
caoCPR PE yiBXLhh^JiS,
Noil , en vérité , je ne cesserai de haïr les femmes.
CBQBUR DB rEKMES.
Vous cesserez quand vous voudrez; mais je ne souffrirai pas que vous soyez ainsi tout nu. Je ne vois que trop combien vous prêtez à rire. Je vais m'approcher et vous mettre cette tunique.
CHGBUll DE VIEIIXARDS. >
C'est en vérité fort bien fait à vous : je l'avais précédemment ôtée, de colère.
CHOEUR DE FEMMES
D'abord , vous avcE là l'air d'un homme : en-^ suite vous ne prêtez plus à rire : et, si vous ne m a-
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46o liTSISTRATA^
viez injuriée , j'aurais pris cette petite béte qui est dans votre œil, et je l'aurais tuée.
CBOBUE DE YIBILLlRBS.
C'est précisément ce qui me tourmentait^ ce petit insecte. Retire2s-le, et montrez-le-moi > quand vous l'aurez. Voilà, parbleu , long-temps qu'il me décbire l'œiL
GHOEUE DS FSIIMBS.
Je vous rendrai ce service , quoique vous ne soyez qu'un grogneur* O Jupiter ! quel énorme moucheron vous avez là» Ne le voyez-vous pas? Ce moucheron ne vient-41 pas de Tricorythe?
CHOEUR DE VIEIIXÀRDS*
Ah! dieux ^ que vous m^avez fait de bien! Depuis long -temps cet insecte me rongeait l'œil, conune s'il eût creusé un puits : c'est ce qui me fait pleurer si abondamment depuis qu'il est retiré.
CHOEUa DE FEMMES.
Mais je vous essuirai , tout méchant que vous êtes , et je vous embrasserai.
CHOBUR DE VIEILLARDS.
Ne m'embrassez pas.
CHOBUR DE FEMMES.
Bon gré y malgré.
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Cr-l:
CHOEUR DB VIEILLARDS
Ne VOUS donnez pas la peine d'approcher. Comme vous êtes d'un naturel patelin! et que ce vieux proverbe est bien fondé : Ni wèc les plus mauvaises, ni sans les plus mauvaises '•
CHOEUR DBFEMMSS.
Mais maintenant je conviens avec vous y que dorénavant vous ne me ferez, ni je ne voua ferai aucune espèce de mal : réunissons-nous en conséquence j et chantons un cantique ensemble. Nous nous sommes arrangées y ô mes amis y pour ne pas nous permettre la moindre expression offensante contre aucun des citoyens : nous voidons au contraire dire et faire tout le bien possible ; il y a bien assez de mal. Quiconque , soit homme ou femme, a besoin d'argent, de deux ou trois mines, peut se faire connaître ; il y en a chez nous en "quantité, et nous en avons plusieurs sacs ; et^ si la paix vient à se faire , ceux qui prendront aujourd'hui de notre argent , ne le rendront jamais. Nous devons recevoir quelques étrangers de Ca-
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■ On troure la même idée dans ces tcts de Suiarion, yieux poëte comique : ils sont rapportes par Benthley, Disserua Pha- a
btrid, de Origine Comœdlœ : /
46l LTSISTIftATA ,
rystos * : ce sont de bons et honnêtes gens. Nous avons un peu de bouillie , et nous avions un petit porc , que nous avons sacrifié ; ainsi vous aurez de la viande tendre et d'un goût agréable. Venez donc aujouid'hui chez noua* Disposez-vous , en yous lavant vous et vos enfans , pour ce momentlà ; ensuite vous entrerez sans parler à personne ; mais allez droit , et sans vous déconcerter^ comme si vous étiez chez vous. Peut-être la porte serat-elle fermée.
CaO&9Ii DE VltlIXARDS.
Voilà les ambassadeurs de Sparte ({ui arrivent. Leurs vêtemens bouffent en avant de leurs cuisses d'une manière étrange ^.
I Maintenant Garysto, à Pextrëmité méridionale de l'Eubëe. D'Anyille.
' Xoi/taxofittov f comme si t'était vol panier à porc..^. Quand on rëllëchit sur la maladie de tonales maris d'Athènes et de Lacédémone depuis la délibération prise par les fçmmes y on conçoit tout de suite ce que veut dire le poëte, qui , suivant le grand art de la Poésie, cherche plutôt à peindre qu'à accumuler des vera. En Qonèéqnencé il se sert d« mot x^tpme/uTwyÂpxi signifie ces espèces dé cages ou paniers, dont il a été question dans les Guêpes y tom. XII , page 484* C'était une espèce de claie pliante 4lont les deux extrémités se rapprochaient et se fixaient à un même endroit du mur. L'espace en rond renfermé dans l*en ceinte de cette claie était l'endroit où l'on engraissait les oodions. Or, les ambassadeurs Spartiates paraissaient avoir une dalè de cette espèce autour de leurs cuisses, parce que, dit Suidas, ils avaient (yx(x0>6Jeo/A/vM Ttè ifiireciy à cause de r^v toû ecii'oiov ti^cv»