‹ Traduction du "théâtre des Grecs", Volume 14Chapitre 2 sur 125 · AM<Ï»UPA · texte numérisé non relu

AM<ϻUPA

■'■ Paris , 1739, avec \ Œdipe de Sophocle.

a précédé , combien perd une pièce d'Aristophane à être isolée et séparéedesautres. N'en lit-on qu'une %. part, l'on ne yoit, pour ainsi dire, qu'un corps sans âme ; leur liaison seule est capable de les animer et d'y jeter cette clarté qui , sous des bouffonneries apparentes , nous découvre les plus profonds mystères de la politique d'Athènes , les divers mouvemens qui agitaient la Grèce, en un mot , l'intrigue et le secret de la guerre du Péloponnèse ; mais si les autres comédies , telles que les Nuées et le Plutus y ont de la peine à se soutenir étant séparées du tout, j'ose assurer que celle des Oiseaux le peut encore moins , vu la profondeur de son dessein et l'obscurité de son allégorie^ Ainsi , quelque déférence que j'aie pour les lumières du savant M. Boivin, dont j^avoue que le travail m'a servi , il m'a paru qu'en m'écartant, comme j'ai été obligé de le faire, de son sentiment principal , et en suivant mon goût particulier de traduction , que je n'ai garde de pré*férer au sien , je pouvais donner ici le même morceau sous une forme toute différente. En effet, comme cette pièce est peut-être l'allégorie la plus enveloppée et l'énigme la plus difficile qu'Aristophane nous ait laissée , j'ai tâché de l'approfondir de telle sorte que les lecteurs y trouveront, à ce que j'espère, un système aussi démontré que nouveau.

Nous avons trois préfaces grecques sur cette comédie. Toutes s'accordent sur la même date. L'exposé est le même dans les trois. Il s'agit de deux Athéniens qui , pour éviter la fureur des procès et de la division qui régnait à Athènes , s'avisent de se transporter au pays des Oiseaux, et leur persuadent de bâtir une ville qu'ils nomment Néphélococcjgie * , dont un des Athéniens fugitifs devient le roi ; mais ces préfaces ne sont pas d'accord sur l'objet essentiel du poëte. Tout consiste pourtant à en trouver la clé. Le premier auteur dit simplement que le dessein est de railler les Athéniens , comme trop friands de procédures et de jugemens. Le second n'en dit rien du tout, et le troisième, qui est plus étendu, et que M. Boivin a traduit et suivi, après avoir montré en peu de paroles , la grandeur et la décadence d'Athènes , par la mauvaise administration des affaires, touche un mot indirect sur un point d'histoire au sujet de la ville de Décélie , dont nous parlerons ci-après. Puis il dit que jamais Aristophane n'avait été si hardi que dans cette comédie; que dans ses autres ouvrages il avait voilé ses satires ; mais qu'ici il avait pris un plus grand essor ; qu'il avait eu en vue de montrer « que les maux de l'Etat étaient sans remède :

' Nom tiré des fiuèei et des Coucous.

» 1" si l'on Tien changeait la forme et les acimi- M nistrateurs , qui étaient des scélérats ; 2** si les » Athéniens ne changeaient aussi de caractère et M de nature jusqu'à embrasser un genre de vie plus » tranquille ; 3° s'ils ne changeaient enfin de reli- M gion et de dieux , puisque même les dieux du » pays les abandonnaient. »

Cet écrivain inconnu ajoute que toutes les parties tendent à ce but général, par exemple, que les défauts des Athéniens^ des premiers magistrats , y sont marqués au coin de la plus vive satyre, pour inspirer aux spectateurs le désir de la réforme ; que c'est pour cela qu'on feint une ville en l'air et séparée de la terre ; qii'on y oppose les délibérations du sénat des Oiseaux aux assemblées peu sensées du sénat athénien ; qu'on y introduit un magistrat , un crieur d'édits et plusieurs autres , pour désigner les caractères réels de gens dévoués à leur intérêt propre et à une avarice honteuse; qu'enfin l'on attaque même les dieux sur l'idée extravagante que le peuple s'en formait. '

Ce même écrivain ne dissimule pas qu'à en croire quelques auteurs, Aristophane a voulu simplement railler les -poètes tragiques avec leurs imaginations bizarres; et que c'est pour cette raison qu'il fait combattre des Oiseaux avec les

dieux , par allusion au conte du combat des Géans à Phlégra , dont il se moque.

L'on verra bien que la politique de cet auteur, qui n'est pas si ancien qu'on le pourrait croire , est fausse d'un bout à l'autre. Aristophane n'a nullement en vue d'insinuer aux Athéniens qu'il faut changer la forme de leur gouvernement , et beaucoup moins qu'ils doivent changer de religion et de dieux. Ce dernier article était trop délicat , et le poëte avait devant les yeux des exemples trop récens de la sévérité d'Athènes envers ceux qui philosophaient contre les usages et les cérémonies du pays , pour oser leur faire entendre, même en riant , qu'il fallût les abolir. Nous exposerons à la fin des comédies ce qu'on peut penser raisonnablement sur cela , pour cancilier l'étrange liberté des poêles , et particulièrement d'Aristophane , sur les dieux , avec la rigueur des Athéniens à punir sans miséricorde ceux qui blâmaient les anciennes superstitions , ou voulaient en introduire de nouvelles ; mais il ne s'agit ici que du système général de la comédie des Oiseaux. Pour bien y entrer , je prie le lecteur de ne pas se rebuter d'un long morceau de VAlcibiade de Plutarque , qu'il m'a paru nécessaire de lire afin d'être au fait, Cornélius Népos élant tiop concis et trop superficiel.

« Or , quant à l'entreprise de la Sicile * , il est » bien vray que les Athéniens avoyent desjà com- » mencé de la convoiter dès le vivant de Pericles, )) mais toutefois ilz n'y meirent la main qu'après » sa mort, soubs l'umbre de faire alliances , et » d'envoyer ordinairement du secours aux villes » qui estoyent gùerroyèes et travaillées par les » Syracusains ; ce ^ui estoit comme bastir un » pont pour y faire puis après passer une plus u grosse et plus puissante armée ; mais celuy qui » de tout poinct leur enflamma le désir , et qui » leur suada de n'y envoyer plus ainsi peu à peu M et par le menu, ains y aller avec une bonne et » grosse armée tout à un coup pour la subjuguei' » et conquérir tout entièrement, fut Alcibiades, » lequel sceut si bien dire que le peuple à sa per- >j suasion se meit en teste de grandes imaginais tions , et de luy-même s'en promettoit encore » davantage ; car la conqueste de Sicile ^ là où les » autres terminoyent leur désir et fichoyentle but » de leurs espérances , ne luy estoit à lui , sinon » un commencement; et au lieu que Nicias , par » ses ordinaires remonstrances , divertissoit les » Athéniens d'entreprendre la guerre contre les » Syracusains , comme estant entreprise trop dîf- » ficile de prendre la ville de Syracuses, Alcibia-

' Plutarqae, Jlcihiade, cbap. 3o, traduction d'Amyot.

» des au contraire se forgeoit desjà en son enten-

» dément les cpnquestesde Lybie etdeCarthage S

» et cela conquis passoit delà en Italie et au Pe-

» loponnese : de mani.ere que la Sicile ne servoit

» plus que de fournir vivres et soude aux autres

M conquestes qu'il imaginoit. Si furent inconti- "

» nent les jeunes hommes d'eulx- mêmes élevez

» en grande espérance et escoutoyent de grande

» affection les plus anciens qui leur comptoyent

» merveilles de ce voyage , tellement qu'on ne

» voyoit autre chose es lieux publiques ordonnez

» pour l'exercice des jeunes gens , et par les por-

» tiques publiques que trouppes d'homme assis

» en rond à veoir trasser en terre et descrire la

» forme de la Sicile, la situation de la Lybie et

» de Carthage.

» Toutefois 2 l'on dit que ny le philosophe So-

» crate 3, ny l'astrologue Meton4, n'espererent

* Carthage , y iUe célèbre de l'Afrique , rWale de Rame , et lÀUe par Didon. Âlcibiade fut le premier des Grèce qui porta san ambition de conquérant sur cette ville. Ce qui confirme une correction faite par quelques savans , et que j'ai adoptée , au sujet de Carthage, qu'il a fallu changer en Chalcédoine dans les CheimUert. L'histoire et le bon sens concourent à la correction.

> Chap. 3i.

3 11 en est parlé dans cette comédie.

4 Méton , l'astronome , y joue aussi un personnage*

s LES OISEAUX,

» jamais rien de bon de toute ceste expédition '..•- » Mais Nicias fut en despit qu'il en eust esté esleu » capitaine pour la conduitte de ceste guerre, » n'ajant pas moins ceste charge à contrecueur >) pour le compagnon qu'on lui bailloit à la con- » duitte d'icelle, que pour les inconveniens qu'il » preveoit en l'entreprise ; mais les Atl^sniens » estimèrent que les affaires de ceste guerre se » porteroyent mieulx , s'ilz ne les commettoyent » point totalement à la hardiesse d'Alcibiades , » ains y conjoignoyent avec lui la prudence de » Nicias, pour autant mesmement que le tiers » capitaine qu'ilz y en voyoyent aussi, Lamachus^, » encore qu'il fust ja homme d'aage , ne s'estoit » pas monstre moins bouillant , hazardeux et M aventureux en quelques combats , qu'Alcibia- » des ^

» Mais quand 4 tout fut prest et appareillé pour

I Plutarque raconte ici ce qu'on dit de Mëton , qu'il contrefit le furieux , et qu'il brûla même sa maison , afin d'obtenir du peuple que son fils ne fût point de l'expédition de Sicile : ce qu'il obtint.

3 II était homme de cœur , et il avait Êiit de belles actions depuis les traits qu'on a yus contre lui dans Aristophane.

3 Plutarque laconte ici les nouveaux efforts de Nicias, pour rompre les préparatifs et le projet de la guerre de Sicile.

COMEDU:. 9

» partir, il se rencontra plusieurs signes de mauj> vais présages ; et entre lès autres , il se trouva » que rembarquement fut commandé au jour » propre que l'on celebroit la feste qui s'appelle » Adonia ( jour où les femmes pleuroieiit en mémoire du deuil de Vénus à la mort d'Adonis). » Davantage les Hermès, qui sont images et figu- » res de Mercure , que l'on souloit anciennement » mettre par tous les carrefours , se trouvèrent » une nuit presque toutes tronçonnées et gastées » mesmement * aux visages ; ce qui meit en effroy » et troubla beaucoup de gens^ voir jusques à » ceulx qui ne faisoyent pas grand compte de

» telles choses » Plutarque dit qu'on fit de

grandes perquisitions, et qu'à cette occasion l'oS^» teur Androclès accusa Alcibiade, comme s'il eût commis et fait commettre cette impiété; ce qu'il prétendait prouver par une autre de même genre, à savoir qu'Alcibiade avait contrefait par dérision les mystères de Cérès et de Proserpine.

« Alcibiades ^ s'en trouva un peu estonné du » commencement \ mais puis après sentant que

I Mesmement est inutile, et n'est point dans le grec. Les Hermès étaient des figures de Mercure, sans jambes et sans bras. C'était la tête de Mercure posée sur une gatne. (Note de M. Brotier, éditeur de Plutarque).

a Chap. 33.

M tous les mariniers qui devoyent aller à ce » voyage de la Sicile, et les soudards mesmes M estoyent fort aflectionnez envers juy , et notam- » ment que ceulx du secours d'Argos et de Man- » tinée, lesquels estoyent mille hommes de pied »• bien armez , disoyent publiquement que c'es- » toit pour Tamour d'Alcibiades , qu'ils entrew prenoyent un si loingtain voyage oultremer , et » que si on luy vouloit faire quelque tort et mauli vais traittement , ilz se retireroyent incontinent » en leurs maisons ; il reprit adonc courage et M délibéra sur la faveur du temps de soy pre- » senter et estre à jugement pour respondre à qui M le vouldroit accuser ; à l'occasion de quoy ses 4i9nnemis s'attiédirent un peu , craignans que le » peuple ne se monstrast en ce jugement plus M mol envers luy , d'autant qu'il en avoit à faire.

M Au moyen ' de quoy pour obvier à ce danger, » ik attiltrerent quelques autres orateurs , qui » faisoyerit semblant de n'estre point ennemis » d'Alcibiades , et néanmoins ne luy vouloyent » pas moins de mal , que ceulx qui estoyent ses » ennemis desclarez. Ceulx - là se levèrent en » pleine assemblée de conseil , et dirent qu'il n'y » avoit point de propos , que luy qui estoit esleu » l'un des capitaines généraux d'une si belle et si

» Chap.34.

» puissante armée , laquelle çstoit ja toute preste » à faire voile, et le secours de leurs alliez aussi, » s'arrestast , en perdant temps et occasion de » bien faire , cependant que Ton luy choisiroit » des juges et que l'on luy mesureroit les heures * » dedans lesquelles il auroit à respondre ; pour- » tant disoyent ilz qu'il falloit que pour le pre- » sent il se meist en bonne heure à faire son n voyage ; puis quand la guerre seroit achevée » cy-après , qu'il se présentas^ pour estre à droit, » et se purger des charges que l'on luy mettoit M sus.

» Mais ^ Alcibiades ayant incontinent apperceu » et descouvert la malice de ce deslay , se tira en » avant et remonstra qu'il n'y avoit point de rain son de le faire partir chef d'une si grosse puis- » sance , ayant l'entendement suspendu en cou- » tinuelle crainte , pour les griefves imputations » qu'il laissoit derrière à l'encontre de luy, pour n ce qu'il meritoit de mourir , s'il ne s^n pur- » geoit et justifioit entièrement; mais quand il » s'en seroit justifié et qu'il en seroit trouvé in- » nocent , alors il n'auroit plus rien en son enten- » dément , sinon d'aller combattre les ennemis

> Dans le grec : Qu'on laimesureruit l'eau. Le temps BemesursLÏt alors avec la clepsydre et par la chute de Teau. (Note du même éditear).

> Chap. 35.

M sans plus penser au danger des calumniateurs : J M ce que toutefois il ne peut persuader , et luy

» fut enjoinct expressément de la part du peuple M qu'il eust à s'embarquer.

» Ainsi ï fut il contrainct de faire voile avec » ses autres compagnons , ayant en leur flotte » environ cent quarante galères, toutes à trois » rames pour Ibanc ^ , et de gens de combat à » pied bien armez cinq mille et cent, de tireurs

' ♦ » de frondes , archers et autres armez à la légère,

» environ treize cents , et de toute autre muni- » tion et equippage pour la guerre suffisamment. M Arrivez qu'ilz furent en la coste de Tltalie , ilz M prirent terre vers la ville de Rhege ^ , là où au » conseil qui fut tenu pour arrester comment ilz « avoyent à se conduire en ceste guerre, "y fut

' » d'advis qu'ilz devoyent aller droit en Sicile : la-

M quelle opinion fut suyvie , encore que Nicias y » contredist , pource que Lamachus en fust d'ad- » vis, et de prime sault à l'arrivée, Alcibiades » fut cause de surprendre la ville de Catane ;

f ' » mais onques depuis il ne feit exploit aucun ,

' Chap. 36.

» Dans le grec: Environ cent quarante trirèmes. Ces vaisseaux avaient trois rangs de rames. (Note du même éditeur).

3 Rhege, maintenant Reggio , ville de la Calabre ultérieure, dans le royaume de Naples , sur le détroit.

COMEDIE. lô

» pource qu'il fut incontinent rappelé ^ par les » Athéniens , pour aller respondre aux crimes et

» imputations dont on le chargeoit » (Plu-

tarque décrit la fureur et les intrigues de ses ennemis durant son absence, les emprisonnemens et le supplice de plusieurs citoyens au sujet des statues mutilées). « Le peuple ^employa adoncson » courroux à l'encontre d'Alcibiades , jusques à » ce que finablement il envoya la galère, que Ton

» appelle Salaminiene » (Alcibiade, ajoute-

t-on , outré contre sa patrie , lui fit perdre Messine où il avait des intelligences qu'il décela ; il monta sur la galère , alla à Thurie ^ où il se cacha, ' puis au Péloponnèse dans Argos, et enfin à Sparte, où il anima les liacédémoniens à faire trois entreprises funestes aux Athéniens. La première fut de secourir la Sicile ; la seconde d'attaquer les Athéniens en Grèce) , «< et la troisième 4 et celle • qui fut de plus grande importance, fut qu'il

^^ La dix-septième année de la guerre du Péloponnèse. Thucydide , 1. VI.

a Chap. 39.

3 Thurie ou Thurium , yiUe de la grande Grèce ou Calabre, bâtie par les Sybarites chassés de Sybaris par ceux de Grotone. Il en a été parlé ailleurs. On dit que les Thuriens avaient une loi qui défendait de railler personne dans les jeux publics, excepté les adultères et les curieux.

4 Chap. 42.

l4 LES OISEAUX,

» leur conseilla de fortifier dedans le territoire i » m'esme de TAttique , la ville de Decelëe : ce qui

» confirma et meit au bas la puissance d'Athènes ( « autant et plus que nulle autre chose. »

Tout ce passage est remarquable, et particulièrement les derniers mots^ qui sont la base de la comédie que nous allons examiner, « Les Lacé- » démoniens, ajoute Cornélius Népos S par le » conseil d'Alcibiade , firent alliance avec le roi »> de Perse , fortifièrent Décélie d^ns l'Atiique , M y mirent une forte garnison qui tenait Athènes » dans un respect continuel , et après avoir déta- » ché les Ioniens des intérêts de leur rivale, ilss'as- M surèrent contre elle Tempire de la Grèce. »

' Le dessein de fortifier Décélie était sur le point de s'exécuter lorsque Aristophane fit sa comédie. Comme il en prévoyait de fâcheuses suites et qu'il augurait mal de l'expédition de Sicile, étant attaché à Nicias dont il avait épousé le sentiment , il imagina l'énigme qu'on va voir pour railler le projet et l'ambition de Lacédémone , et plujs encore pour engager Athènes à prévenir les malheurs qui la menaçaient , si Décélie devenait une place d'armes pour les Lacédémoniens. Quoiqu'il ne dise rien de la guerre de Sicile , dans la crainte d'oflFenser le peuple qui s'en était entête ,

I Traduction de M. le Gras, de l'Oratoire. Paris > 1729.

COMÉBIE. 1 5

Ton voit encore que son dessein était d'en détourner adroitement sa patrie et de la porter à rappeler ses troupes pour les opposer aux entreprises plus sérieuses de Lacédémone. M. Paulmier a trouvé avant moi cette explication ^ de la comédie allégorique ; mais il n'en dit qu'un mot , et je me flatte de la rendre si claire par le détail, que la pièce en deviendra beaucoup plus curieuse et plus intéressante.

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