PREMIERE PARTIE
LES OISElUX Elf TRE EUX,
Enfin , aux Oiseaux tont-paissans Les mortels yoat o£Br[r leurs yoeax et leur encens.
Déjà, pour nous rendre propices , Partout sur nos autels fument leurs sacrifices. Rien n échappe à nos yeux dans ce yaste uniyers ;
Mille insectes diyers Aux arbres, aux bourgeons , aux frnits liyrent b guerre ;
Nous en purgeons la terre^ Ceux qui de leur poison infectent les jardins ;
Ces petits assassins. Qui font mourir les fleurs , ces dangereuses pestes ,
Ces ennemis funestes ,1 Sont par nous mis à mort , et disparaissent tous ,
Accablés sous nos coups.
COHÉDIE* l83
SECONDE PARTIE, en forme d'édit.
LE CHOEUR se tourne vers les spectateurs .
Les Oiseaux , en ce jour de féte« , Mortek , tous font sayoir, que quiconque osera De Phîlocrate mort leur apporter la tète,
Un talent d'or il recevra , Et quatre fois autant qui vif 1 amènera f D'autant que ce bourreau , ce maudit Philocrate ^
Cent fois plus cruel qu un pirate ,
Les outrage en mille £açons ;
Faisant eniler comme ballons
Bécasses, gelinotes , cailles.
Grives , et semblables volailles f
Vendant sept à sept les pinsons ,
Et les enfilant comme perles
Par longs colliers et par cordons;:
Insultant à de pauvres merles ;
Quelquefois même sans re^ct
Les lardant de leur propre bçc.
Cruel affront « honteux supplice L
Enfin , en d'étroites prisons ,.
Retenant d'innocens pigeons ^
Yisible et criante injustice l
A. ces causes nous désirons /
Que vif ou mort on nous le livre;:
Ce voleur indigne de vivre.
I M. Boivin a omis les premiers vers de cette partie. On y Ut : On entend publier de toutes parts , si quelqu'un tue Diagoras le Mélien y il aura un talent. On en dcmnera autant à qui tuera un des tyrans morts. D'unautre c^té , les Oiseaux , ete..
l84 l'Es OISEAUX,
Voulons encore et déclarons , Que si quelqu'un dans ses volières Tient prisonniers , ou prisonnières ;^ Il les remette en liberté , A peine de se yoir traité
Gomme II aura traité nos bien-aimés confrères ^ C'est-à-dire y d'être arrêté , Mb en prison , chargé de chaînes , Soumis à de pareilles gênes :
Car telle est notre Tolonté*