LES OISEAUX ENTRE EUX
Oiseaux , que votre sort est doux !
L'Olympe même a-t-il rien qui l'égale?
Sans manteau , sans fourrure ^ on méprise chez vous Des plus tristes hivers les plus âpres courroux»
En plein été , quand l'ardente cigale Remplit de cris aigus tous tes lieux d'alentour. Dans des vallons fleuris , sous des feuillages sombres^
Vous goûtez la fraîcheur des ombres ,
Au milieu des ardeurs du jour.
L'hiver revient-'îl à son tour ?
Loin des forêts et des campagnes^ Sous quelque antre y à l'abri des injures du temps ^
Yous prenez de doux passe-temps
Avec les nymphes des montagnes.
Enfin y quand les zéphirs ramènent le printemps , Alors y donnant l'essor à vos rapides ailes y
Vous moissonnez dans les bois, dans les prés^ Des myrtes amoureux les semei^ces nouvelles ^
GOMÉDiE. l85
Et les fiears les plus belles , Dont aa retour d'avril ks jardins sont pares'.