QUATRIÈME PARTIE
XIS CHŒUR le retourne vers les spectateurs, et les apostrophe*
Joges y ëcootez-nous ^ et pesez nos promesses.
Si voos nous accordez le prix,
Nons TOUS ofirons plus de richesses ^ •
Que les trois fameuses déesses N'en offrirent jamais au célè bre Paris.
D'abord au fond de vos cassettes j
Chouettes d'or feront leurs nids.
Et elles en expulseront toutes les petites espèces. Bien plus vos habitations ressembleront à des •temples : nous ajouterons des toits au-dessus de vos maisons. '
Si le peuple ' un jour tous emploie A calculer ses revenus y Alors tons les Oiseaux de proie Vous fourniront d'ongles crochus.
Enfin, lorsqu'à vos yeux une superbe table
Étalera cent mets délicieux , De grands becs y de longs cols, de jabots spacieux
Nous armerons votre faim indomptable.
Mais si y nous refusant un suffrage équitable y
> En place de ces deux vers , on lit dans le grec: Et Us petits jardins des Grâces,
3 Le peuple était le maitre à Athènes.
l86 LES OISEAUX^
Vous méprisez des dons si précieux y Contre le châtiment y qa^ici l'on tous apprête y Songez à vous pourvoir ' ^
Surtout aux plus beaux jours de fête :.
Car , pour lors , nous ferons pleuvoir»
Sur vos vétemens , sur vos têtes Un déluge incommode y et d'horribles tempêtes ^
Que vous ferez bien de prévoir.
' Grec : Songez à vousjabriguer des lunules y comme on en voit auHÎessus des statues.
* Il y a dans Horace une imprécation , qui peut servir de commentaire à cet endroit. Il fait dire à Priape :
Mentior at si quid , merdis caput inquiner albît Goryorum.
Satir. 1,6, 36.