SCÈNE IX
PISTHÉTÉRUS, XJN SYCOPHANTE presque tout nud.
LE STCOPH1.I7TB.
Ces Oiseaux bigarrés m'ont bien l'air de n'avoir pour toutes richesses que leur plumage. Quelle tespèce d'Oiseaux est-ce ci?
' Viens , aimable hirondelle , ' Suis la voix qui t'appelle.
PISTHÉTÉRUS.
Nous voilà engagés dans une affaire qui n'est
1 Léotrophidès était un poëte dithyrambique , qui a été, ainsi que Cinësias, le jouet des poètes comiques, à cause de sa maigreur. Aristophane lait ici un nom adjectif d'un nom appellatif.
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pas petite. En voici un autre qui vient à nous, en fredonnant je ne sais quelle chanson.
LE STCOPHANTE.
Viens , aimable hirondelle , Sois la Toix qui t'appelle.
Viens
FISTHÉTÉRXTS.
Je pense qu'il en veut à mon nouveau plumage, avec sa chanson. Cet homme-ci me paraît avoir besoin de plus d'une hirondelle pour se renaplumer.
LE STGOPHANTE. f
Qui est-ce qui distribue des ailes à ceux qui en viennent demander?
PISTHÉTÉRUS.
C'est moi. Mais il faut dire pour quel usage.
LE STCOPHANTE.
Il me faut des ailes; il m'en faut. Ne me demandez rien davantage.
FISTHÉTÉRUS.
Voulez-vous voler degce pas jusqu'à la ville de Pellène»?
LE STCOFHANV9*
Non pas. Je n'exerce mon métier de sergent et de sycophante que dans les îles.
' Ville de l'Acbale, où l'on^ disti;ilwiEiU aux atl^lket des. rolM» de laine pou|: prix diQ leur» yictoiret. Pindare , ofymp, IX«
COlfÉDIE 211
Oh 1 que je vous félicite sur votre profession !
LE STGOPHANTE.
Je suis un solliciteur de procès. Ainsi j'ai besoin que l'on me donne des ailes , pour aller faire ma ronde dans toutes les villes de mon district*
PISTHÉTÉRUS.
Eh ! quelle finesse y a-t-il à donner des exploits avec des ailes sur le dos?
LE STGOPHANTE.
Ce n'est pas là où est la finesse ; mais c'est que, pour n'avoir rien à craindre du côte des voleurs , je serais bien aise de revenir avec une compagnie de grues , après m'étre lesté avec force procès.
C'est donc là en effet votre métier? Quoi, mon ami , jeune et robuste comme tu es , tu 4;'amuses à plaider? Tu vas chercher si loin des procès?