EURIPIDE-ÉCHO
Olympe.
L'on entrevoit assez le goût de cette parodie , et la malice d'Aristophane à relever l'endroit faible à! Andromède. Kpxès un jeu badin, Euripide, redevenu Persée , se montre derechef; mais cet artifice ne réussissant pas plus que les autres, il s'éloigne pour en imaginer un nouveau. L'intervalle est court. Il revient et se présente sans déguisement.
» Donc Euripide avait donné son Jndromède Tannée précé dente , vingtième de la guerre, et sur le même théâtre.
^ Ce tour ridicule est dans le goût de la parodie.
26o LES FAITES DE GÉAES^
Il ofFre la paix aux dames , promettant de ne plus dire de mal du sexe dans ses vers , à condition qu'on relâchera son parent Mnësiloque : sinon il les menace de révéler tous leurs déportemens à leurs maris , quand ils seront revenus de la guerre. Suivantles conjectures que j'ai exposées sur la date de cette comédie , les Athéniens étaient alors occupés en trois endroits : i** à se défendre des incursions que faisaient Agis et les Lacédémoniens postés à Décélie , dont ils s'étaient rendus les maîtres; 2" au siège d'une ville de Chios; 3° à une guerre vers l'Hellespont.
Les femmes se laissent gagner , ou feignent de se rendre aux conditions du poëte. Mais il s'agit de tromper le soldat. Euripide en fait son aâaire^ et sur-le-champ , déguisé en vieille , il trouve le moyen d'écarter le licteur , et de rendre la liberté à Mnésiloque, Du reste, cette pièce parait avoir été jouée aux fêtes dionysiaques , vers le commencement du printemps , sur la fin de l'hiver , car il y est fait mention d'hiver et d'hirondelle. De plus, la comédie suivante a été certainement représentée aux fêtes lénéennes , sur la fin de l'automne de la même année. Or, les deux n'ont pu être jouées aux mêmes fêtes*