SCÈNE m
SEPTIÈME FEMME , MNÉSILOCHUS , UN PRYTANÈ^ UN UCTEUR.
LE PRTTANE.
Est-ce là ce scélérat dont Clisthène nous a parlé? Hé! hé ! pourquoi vous cachez-vous? Licteur, mettez-lui un carcan au cou , et garoltez-le :
> Proyerbe qui se dit de ceux qai ëchouent dans leurs projets.
354 t^ÈS FÊTES DE (5ÉRES ,
ensuite tenez*le là dans cette place , et n'en laisse:^ approcher personne; mais ayez un fouet à la main pour frapper quiconque se présentera.
SEPTIEME FEMME
Cet ordre est fort à propos. Tout à l'heure peii s'en est fallu que je ne sais quel vieux renard ne l'ait enlevé.
MNÉSILOGHUS*
0 prytane^ je vous supplie, par la main droite que vous savez si hien présenter quand on vous donne de l'argçnt, faites -moi, quoique je sois près d'expirer, une légère grâce.
LE PRTTÂNE^
Quelle grâce?
MNÉSltOCHtTSi
Ordonnez qu'avant de m'attacher sur l'instrument de mon supplice, le licteur me dépouille de tous mes vêtemens , pour qu'âgé comme je le suis, en servant de pâture aux corbeaux , je ne sois pas,
avec ma robe jaune et ma mitre , un sujet de dé-* rision pour eux.
LE PRYTÂNEi
Mais le sénat a jugé que vous fussiez attaché avec tout votre accoutrement, afin que tout passant ^*aperçoive que vous êtes un scélérat.
Oue rlmcmi liiive le Rli%'tliiiîc de 1a I>aniV*
eoMÉDiE. 535
MNÉSILOGHUS.
lappapiéax ï 0 robe , quel lôur tu bci as jouéH Il n'y a plus lieu de rien esj)ëret. • ^
INTERMEDE;
XË OHQEUIl.
GonsHQgEenceK là donn^er , avahcez d'ufc. paft legejry
riaiia > et ili's,e. Pale cfttdek iêisesbjre^ IX danser ang0,d<ç4 r.t, si pA ï)latér)0p.
iner. "L'in-
ppose pluar
iir le sujet
des railleries des poètes comiques , pour servir de leçoa auK
autres qui pourraient être teBt^s4'en' faite Autant .... ;
356 IjE^ fêtes de céaès ,
contre les hommes. Mais il faut , comme une chose tout-à-fait neuve, commencer la danse en rond en frappant en mesure du pied contre terre* Partez et chantez Iç dieji diélèbre par sa lyre, et Diane , cette chaste reine , toujours armée deTai-c dont elle sait atteindre de Join : nous vous saluons , et nous vous demandons la victoire. Que nos chansons célèbrent aussi , comme il convient, Junon , qui préside aux noces , qui partage le plaisir de toutes les danses, et qui garde les portes du mariage ^ Nous prions Mercure, dieu des pâturages, Pan et les Nymphes chéries, de sourire à nos jeux et de prendre plaisir à nos danses. 0 gai, élevez- vous lentement deux fois en battant des mains. Frappons la terre en mesure, ô femmes, comme de coutume , et observons fidèlement le jeûne. Tournez maintenant de nouveau d'un autre côté , et que le pied parte en cadence : chantez tout l'air à voix claire. 0 Bacchus , notre maître couronné de lierre , mettez-vous ici à notre tête. Je chanterai et danserai en votre honneur, ô Evius, ô Bacchus , ô Bromius et fils de Semelé, vous qui aimez les concerts , et qui , avec les Nymphes dans leurs délicieuses chansons , répétez Evius ,
I Isid. Yin, II. Jimonem dicunt quasi Saoonera, id est ja-» miam , id est pro purgationibus faeminarum , e6 ^uôd quasi portas matronarum pandat , id est , nubentiuin marias
EviuS; Eyoë : TEcho, cette nymphe de Githaeron^ raisonne tout au tour de nous; les montagnes ombragées par d'ëpais feuillages , et les rochers des forêts retentissent ^ et le lierre chaîné de feuilles s'étend à l'aide de ses attaches.