SCÈNE II
LES MÊMES, EURIPIDE, en Persee.
lÉtJRIPIDE, à part.
0 nymf^hes adorées et chéries ', que nepuis^je àppï^^her sans être aperçu de ce Scythe! Sbyez:
S' EiGwipîdè sons le dé^^isetoièiit de fèrsëè, empldië les dxpressioUA è#iit se servait- eeluÎMii qiiand il rotihit délivrer Andro^mède.
54o LES FÊTES DE GÉRÈS^
attentive, ô vous * qui vous entretenez avec celles qui «ont réfugiées dans les antres ; soyez-moi favorable , et permettez que j'approche de cette femme.
MNÉSILOCHUS^ & part.
Celui-là est sans pitié ,^ qui m'a enchaîné ainsi^ moi , le plus misérable des mortels. Je n'en suis pas moins perdu , pour m'étre débarrassé d'une vieille dégoûtante ; car ce Scythe ne me quitte pas depuis que , sans ressource , sans appui ^ il m'a exposé, pieds et poings liés, pour servir de nourriture aux corbeaux. Ne voyez -vous pas? Je ne suis point ici avec la corbeille des suffrages au milieu des chœurs^ et les filles mes compagnes ; mais étroitement garotiée ^ , je suis la proie de quelque baleine de Glaucète. 0 femmes, joignezvous à un Pan , moins enjoué que disposé à me plaindre , et pleurez sur moi , pauvre infortunée, accablée de maux affreux : ô malheureuse , ô malheureuse que je suis ! Mais que ce soit par mes parens ! que je sois précipitée dans cet abîme par un homme qui était à m*çs genoux , qui aurait ar-
I Le nouveau scholiaste veut qu'il s'agisse ici d'Artemise. Biset dit que les uns dirigent cette inyocation à Artemise, d'autres à la nymphe Echo. M. Brunck adopte cette dernière opinion.
> Mnésilochus parle tantôt comme homme et tantôt comme Andromède. JLe trouble de son. discours rend sa position plus comtqae.
Comédie. 5/ii
raché des larmes à Plutan ^ ai ^ ai , ai ^ ai ^ qui m'a rasé d'abord , puis m'a revêtu de cette robe jaune > et m'a envoyé dans ce temple » parmi des femmes ! 0 génie impitoyable qui présides à mon sort! je suis un objet d'exécration. Qui verrait ma position et ne serait pas touché* de l'excès de mes misères? Plaise au ciel que l'étoile incendiaire de r JEther » m'anéantisse entièrement ! Il n'est plus agréable pour moi de voir la lumière immortelle, maintenant que je suis attaché sur l'instrument de mon supplice , que j'ai le cou horriblement pressé , et que je me vois menacé de bientôt passes parmi les morts.