LES PRÉCÉDENTES, UNE BÉOTIENNE, UNE CORIN- THIENNE
LTSISTRÂTA.
Et cette autre jeune fille, d'oùest-^lle?
LÀMPITO.
C'est une des plus qualifiées de Bëotie, qui nous arrive.
LYSISTRÂTÂ.
0 dieux j oui c'est une Béotienne , avec son joli parterre.
CÀLONICE*
Et en vérité bien propre , car il n*y a plus de pouliot.
LTSISTRÀTÂ.
Quelle est cette autre jeune fille?
LÂMPITO.
C'est de bonne ra,ce , quoiqu'elle soit Corinthienne.
lysistrata.
Oui, de bonne race^ comme on peut l'être dans ce pays.
LAMPITO
Or maintenant , qui a convoqué cette assemblée de femmes?
igi'zed by CjOOQ IC
GOMÉDIS. S83
LTSISTRÂTÀ.
Moi-même.
lampito.
Faites-nous donc part de vos projets.
LTSISTRÀTÀ.
Tout à rheure , ma très-chère.
MTRRHINfi.
Voyons donc enfin ce qu'il y a de si important à savoir.
LTSISTRÀTÀ.
' Vous le [saurez à l'instant. Mais afin de vous instruire , je veux vous demander quelque petite chos6.
MYRRHINE
Tout ce que vous voudrez.
LTSISTRÀTÀ.
Ne soupirez -vous pas après le retour des pères de vos enfans , détenus à la guerre ? car je sais fort bien que le mari de chacune de vous est loin de sa maison.
GÀLONIGE.
Pour le mien , il est , le pauvre homme ! depuis cinq mois dans la Thrace à garder Eucratès.
LTSISTRÀTÀ.
(je miea est depuis sept mois à Pylos^
Gcrogle