SCÈNE IL
LES uÈMXSy CHOEUR DE FEMMES y et ce même dernier chœur partagé en deox bandes.
CBCœUR tm FEMMES.
Il me semble apercevoir un feu des plus y\k, à en juger par les flammes et par la fumée. Hâtons-nous vite.
PREXUIR PEXI-CHCBUE.
Vole , vole , Nicodice , avant que Galyca et Cntylla soient réduites en cendres. Victimes des lois les plus barhares et de la méchanceté des vieillards 9 elles sont de toutes parts entourées de flammés.
SlBCOmo DfeMI-GHOBUa.
Hélas! c'est ce que je redoute : neserai-je pas arrivée trop tard? car j'ai été dès la pointe du jour à la fontaine y où j'ai eu bien de la peine à remplir ma cruche à cause de la foule y de la mul->* titude et du fracais des cruches ; enfin , bien ballottée entre les servantes et les esclaves couverts
COMÉDIE. . ^ . . /. » 4al
de l'empreinte de$ coups de jfouét^ jb me ^isrtirëa subtilement de la presSe'> et j'accours apporter mon eau au secours des femmes de ma tribu., qui sont dans les flammes; car, j'ai ouï-dire que des impertinens vieillards , avec une charge de ceps pesante de près de trois talens, comme pour chauffer un bain , s'étaient portés vers la citadelle , en criant de la manière la plus effrayante, qu'il fallait brûler la scélérate engeance des jEemmes. 0 déesse, que je ne les voie jamais la proie des flammes ; mais que plutôt toute la Grèce et nos citoyens soient délivrés par leur moyen , de la guerre et de ses fureurs! C'est dans ce dessein^ ô Minerve, brillante par votre casque d'or, déesse tutélaire de cette ville, qu^elles se sont emparées de la citadelle : daignez me prêter ime main secourable, si quelque homme les livrait aux flammes, et porter de l'eau avec nous»