‹ Traduction en vers de quelques poésiesChapitre 15 sur 17 · LES CAPRICES · texte numérisé non relu

LES CAPRICES

(i) vj'en est trop charmante bergère 5 Ton triste oubli me fait souffrir , Ton froid dédain me désespère , Tes caprices me font mourir -?

(i) St. Lambert a imité et même presque traduit ces vers de Lope de Vega , dan» cette jolie chanson qu'où trouve dans ses œuvres : Mon destin auprès de Climèue Varie à chaque instant du jour , etc.

mais il n'a pas nommé la source où il avoit puisé , je l'ai retrouvée dans Lope.

Quand la nuit vient fière et cruelle,

Plus tendre quand revient le jour

Je te peins ma peine mortelle ,

Tu t'offenses de mon amour

Et bientôt ta voix me rappelle.

Tu dis que j'ai touché ton cœur,

Et puis , je me moquois Lisandre

Quand je ne parois pas si tendre

Tu ris de ma feinte froideur ,

Quand je redouble mon ardeur ,

Tu pleures sans vouloir m'entendre,

Quand ton cœur doit être jaloux ,

Tu pousses des chants d'alégresse ,

Et plus sûre de ma tendresse

Tu m'accables de ton courroux ,

De moi par un contraste étrange

Tu dis du mal à mes amis

Et tu me combles de louange

En parlant à mes ennemis ,

Tu me cherches , si je m'absente ,

Si je te cherche , tu me fuis ,

Tes pleurs couloient quand je partis ,

Je reviens , ton ame est changeante ,

Tu veux t'éloigner à ton tour ,

Dircé , quel est donc ton amour ?

Pourquoi ces froideurs , ces alarmes 9

Cette rigueur et ces soucis ?

Si tu m'aimes , pourquoi ces ris ?

Si tu me hais , pourquoi ces larmes ?

Lisandre ainsi désespéré

Traçoit ces mots à sa maîtresse ,

Sous un olivier que caresse

De ses flots , le Tage doré.

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