‹ Traductions et imitations de quelques poésies d'Ossian, ancien poète celte;Chapitre 9 sur 10 · LE NUAGE · texte numérisé non relu

LE NUAGE

O doux moment ! à transport plein de charmes ! Vers l'occident brillant de mille feux,

Malvine, tourne tes beaux yeux.

Unissons nos plaisirs , et confondons nos larmes. Ne vois-Lu pas Oscar ? il s'avance vers nous. Je retrouve mon fils ; tu revois ton époux.

Infortuné ! que dis-je ! ah I oe n'est qu'un nuage" Que d'un dernier regard L'astre du jour colore à son départ, Et qui m'offre d'Oscar la triste et chère image. O douce illusion qui suspend ma douleur !

Vnfins du nord, retenez vos haleines.

Et de ce nuage trompeur Gardez-vous de changer les formes incertaines. D'un vol léger rasez ce* plaines , Et respectez ma consolante erreur.

Soleil, de la nature auguste bienfaiteur, Rallume ton flambeau ; prolonge ta carrière.

Vœux superflus !

Vaine prière !

Le soleil dans les flots a plongé la lumière.

Tout disparott à mes regards confus.

L'obscurité s'étend sur la nature entière.

L'ombre d'Oscar m'échappe , ô Malvine I et mon cœur Est narré de douleur.

PLAINTES DE MALVINE

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