LE NUAGE
O doux moment ! à transport plein de charmes ! Vers l'occident brillant de mille feux,
Malvine, tourne tes beaux yeux.
Unissons nos plaisirs , et confondons nos larmes. Ne vois-Lu pas Oscar ? il s'avance vers nous. Je retrouve mon fils ; tu revois ton époux.
Infortuné ! que dis-je ! ah I oe n'est qu'un nuage" Que d'un dernier regard L'astre du jour colore à son départ, Et qui m'offre d'Oscar la triste et chère image. O douce illusion qui suspend ma douleur !
Vnfins du nord, retenez vos haleines.
Et de ce nuage trompeur Gardez-vous de changer les formes incertaines. D'un vol léger rasez ce* plaines , Et respectez ma consolante erreur.
Soleil, de la nature auguste bienfaiteur, Rallume ton flambeau ; prolonge ta carrière.
Vœux superflus !
Vaine prière !
Le soleil dans les flots a plongé la lumière.
Tout disparott à mes regards confus.
L'obscurité s'étend sur la nature entière.
L'ombre d'Oscar m'échappe , ô Malvine I et mon cœur Est narré de douleur.
PLAINTES DE MALVINE